Le président Hakainde Hichilema a averti que le stockage de carburant « équivaut à du sabotage » et ne sera pas toléré. Il a exhorté les sociétés de distribution de produits pétroliers à garantir l’approvisionnement des stations-service, alors que la Zambie est confrontée à une diminution de la disponibilité mondiale des produits pétroliers.
S’exprimant à la State House zambienne après une réunion avec les entreprises de distribution, mardi, le président Hichilema a dénoncé certaines sociétés qui retiendraient délibérément du carburant en prévision de hausses de prix, créant ainsi des pénuries artificielles.
« Nous ne pouvons accepter une situation où le carburant est disponible, mais où quelqu’un refuse de le distribuer en espérant une hausse des prix demain. C’est du sabotage », a-t-il affirmé.
Cet avertissement intervient alors que la Zambie fait face à une diminution de ses stocks : il ne reste que 22 jours de réserve pour l’essence et 60 jours pour le diesel, selon le ministre de l’Énergie, Makozo Chikote. Cette situation résulte des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales liées au conflit en cours au Moyen-Orient.
La guerre a entraîné une forte volatilité des prix du pétrole brut, une hausse des coûts de transport et d’assurance, et a tendu les marchés internationaux. La Zambie, qui dépend entièrement des importations de produits pétroliers, subit les répercussions de ces pressions mondiales.
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