Le 30 juillet 1999, le prince héritier Sidi Mohammed est officiellement intronisé roi du Maroc sous le nom de Mohammed VI, une semaine après le décès de Hassan II. Devenue la Fête du Trône, cette date marque l’ouverture d’une nouvelle étape de l’histoire politique marocaine et demeure l’un des principaux repères institutionnels du Royaume.
Le 30 juillet 1999, le Maroc ouvre une nouvelle page de son histoire contemporaine avec l’intronisation officielle du roi Mohammed VI, quelques jours après le décès de son père, Hassan II. Cette date, devenue la Fête du Trône, est célébrée chaque année comme l’une des principales fêtes nationales du Royaume.
À la suite de la disparition de Hassan II le 23 juillet 1999, le prince héritier Sidi Mohammed accède au trône alaouite. Son intronisation officielle intervient le 30 juillet, jour où il adresse à la Nation son premier Discours du Trône et ordonne que cette date soit désormais célébrée annuellement comme Fête du Trône.
Dans cette première allocution, le nouveau souverain s’engage à poursuivre l’œuvre de son père tout en accordant une attention particulière aux questions sociales, à la lutte contre la pauvreté, à l’emploi, à la gouvernance et à la modernisation de l’État. Ce discours est généralement considéré comme le point de départ d’un cycle de réformes politiques, économiques et sociales qui marquera les premières années de son règne.
La Fête du Trône, instituée sous Mohammed V dans les années 1930, est un rituel majeur de la monarchie marocaine. Depuis 1999, elle est fixée au 30 juillet et s’accompagne de cérémonies officielles, d’une réception au Palais royal, de décorations de personnalités civiles et militaires, ainsi que du traditionnel discours royal, suivi de la cérémonie d’allégeance (bay’a).
Sous le règne de Mohammed VI, le Maroc a engagé plusieurs transformations importantes, notamment la réforme du Code de la famille (Moudawana), la création de l’Instance équité et réconciliation, le développement d’infrastructures de grande ampleur, ainsi qu’une politique de renforcement des partenariats africains et internationaux.
Vingt-sept ans après cette intronisation, le 30 juillet demeure une date centrale de la vie institutionnelle marocaine, symbole de la continuité de la monarchie alaouite, de la stabilité de l’État et de l’autorité du souverain, chef de l’État, Commandeur des croyants et chef suprême des Forces armées royales.
Sf/APA







