Le gouvernement burkinabè a signé, lundi à Ouagadougou, quatre conventions de financement d’un montant global de 85 milliards de FCFA en faveur de projets industriels et miniers.
Le Burkina Faso a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa stratégie de souveraineté économique avec la signature de quatre conventions de financement totalisant 85 milliards de FCFA au profit de projets jugés stratégiques dans les secteurs industriel et minier.
Les financements proviennent du Diaspora Bond « Emprunt Patriote », qui a permis de mobiliser 151 milliards de FCFA auprès des Burkinabè vivant au pays et à l’étranger. La cérémonie de signature a été présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, qui a souligné la volonté des autorités de transformer l’épargne nationale en investissements productifs.
Une première convention, d’un montant de 15 milliards de FCFA, a été conclue avec CIM SAHEL afin d’accroître les capacités nationales de production de ciment. Ce projet vise à réduire la dépendance aux importations tout en répondant aux besoins croissants du pays en infrastructures et en logements.
La deuxième convention prévoit un financement de 30 milliards de FCFA en faveur de SN BRAFASO pour la construction d’une nouvelle unité industrielle à Bobo-Dioulasso. Les autorités estiment que ce projet favorisera la création d’emplois, le renforcement du tissu industriel et la dynamisation de l’économie locale.
Les deux dernières conventions, représentant un montant cumulé de 40 milliards de FCFA, ont été signées avec la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB). Elles financeront, à hauteur de 20 milliards de FCFA chacune, la relance des mines de Perkoa et de Taparko, avec pour objectif d’accroître la production minière et les recettes publiques.
Selon le ministère de l’Économie et des Finances, ces investissements devraient générer des milliers d’emplois directs et indirects, soutenir les entreprises locales et accélérer la transformation structurelle de l’économie burkinabè grâce à une mobilisation accrue des ressources nationales.
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