Un atelier national dédié à la validation des documents standards des partenariats public-privé (PPP) s’est ouvert le 13 avril 2026 à Bamako. Cette initiative vise à renforcer les mécanismes de financement des infrastructures dans un pays confronté à d’importants besoins d’investissement, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des équipements structurants.
Pendant cinq jours, les principales parties prenantes – administrations publiques, experts et acteurs du secteur privé – échangent à Bamako autour des outils destinés à encadrer la préparation, la structuration et la mise en œuvre des projets en PPP.
Les discussions portent sur plusieurs documents clés appelés à devenir des références nationales : un guide méthodologique des PPP, des dossiers types de consultation et un clausier standard visant à harmoniser les aspects juridiques et techniques des contrats. L’objectif est de sécuriser les procédures, de clarifier les responsabilités des autorités contractantes et de rendre les projets plus attractifs pour les investisseurs.
Selon les autorités, l’Unité des partenariats public-privé, créée en 2017, a déjà contribué à la signature de 10 contrats pour un montant total de 641,178 milliards de FCFA, principalement dans les domaines de l’énergie et de la sécurité. Par ailleurs, 12 projets sont actuellement en cours de structuration, représentant un investissement estimé à 588,485 milliards de FCFA, dans des secteurs tels que l’énergie, l’eau potable et les infrastructures marchandes.
Au total, les projets signés et en préparation cumulent 1 229,663 milliards de FCFA, illustrant l’importance croissante de ce mode de financement dans la politique économique du pays.
Cette dynamique s’inscrit dans la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qui prévoit un programme d’investissements de 61 232,1 milliards de FCFA sur dix ans. Les priorités incluent notamment les infrastructures énergétiques, l’accès à l’eau, les équipements collectifs et la transformation économique.
Les projections indiquent que le pilier consacré à la transformation économique mobiliserait à lui seul 17 947 milliards de FCFA, tandis que les dépenses liées à la souveraineté, à la défense et à la sécurité atteindraient 14 353,1 milliards de FCFA. Dans ce contexte, le recours au financement privé apparaît comme un levier essentiel pour compléter les ressources publiques.
Le cadre juridique des PPP est en place au Mali depuis 2016, renforcé en 2017 par la création d’une unité technique chargée d’accompagner les structures publiques dans la préparation des projets. Les dossiers sont ensuite examinés par un comité d’orientation placé sous l’autorité du Premier ministre.
À travers cet atelier, les autorités entendent finaliser et diffuser ces outils standardisés. L’enjeu est de développer des projets viables, bien structurés et suffisamment sécurisés pour attirer durablement les investisseurs privés dans des secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale.
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