L’unité sud-africaine d’élite chargée de la lutte contre le crime a ouvert une enquête pénale visant Duduzile Zuma-Sambudla, la fille de l’ancien président Jacob Zuma.
Duduzile Zuma-Sambudla est soupçonnée d’avoir recruté 17 Sud-Africains pour rejoindre le groupe paramilitaire russe Wagner en Ukraine, sous prétexte d’une formation en sécurité personnelle.
La Direction des enquêtes prioritaires sur les crimes (DPCI), plus connue sous le nom de Hawks, a indiqué que sa division spécialisée dans les crimes contre l’État traite cette affaire concernant la fille de l’ancien président sud-africain après une plainte déposée le 22 novembre par la demi-sœur de l’intéressée, Nkosazana Bongamini Zuma-Mncube.
Cette dernière affirme que huit membres de sa propre famille font partie des personnes envoyées combattre dans la région du Donbass, en Ukraine.
Elle a porté plainte contre Duduzile Zuma-Sambudla ainsi que contre deux complices présumés, Siphokazi Xuma et Blessing Khoza, pour trafic d’êtres humains, fraude et violation de la loi sud-africaine sur l’assistance militaire étrangère. Selon elle, les recrues auraient été trompées avec le soutien du parti uMkhonto weSizwe (MK), dirigé par Jacob Zuma.
Le ministère des Relations internationales et de la Coopération a annoncé examiner les options permettant de rapatrier les Sud-Africains envoyés dans la zone de conflit.
Le bureau du président Cyril Ramaphosa a confirmé au début du mois avoir reçu des appels à l’aide de ces recrues et avoir lancé une enquête officielle.
Ce scandale place Jacob Zuma dans une position délicate ; il aurait sollicité l’intervention du ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, afin d’obtenir le retrait des combattants sud-africains.
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