A l’approche de la grande marche pour la paix qui se tiendra à Gagnoa le samedi 7 novembre 2026, le président du Conseil de la paix du Gôh et vice-président de l’OMEX, l’ambassadeur Ambroise Kessié, prend la parole dans les médias pour dresser le bilan de ses actions et mobiliser les populations autour de l’unité nationale.
Interrogé sur les récentes passes d’armes entre le gouvernement et l’opposition, en Côte d’Ivoire, autour de la mise en place d’un nouvel organe électoral, le leader pacifiste, Ambroise Kessié, exhorte la classe politique à la retenue.
« Depuis plus de trois décennies, la régulation du pouvoir politique dans notre pays se compte en bilan de pertes en vies humaines. Il faut sensibiliser sur la paix et exorciser les vieux démons », martèle-t-il, en rappelant les enseignements du père de la nation, Félix Houphouët-Boigny, sur le recours obstiné au dialogue.
Pour l’ambassadeur Kessié, la paix doit s’enraciner dans la justice sociale et une cohabitation inclusive où les divergences politiques deviennent des forces plutôt que des facteurs de rupture. Dans cette optique diplomatique, il a d’ailleurs salué la reprise récente du dialogue entre Abidjan et Bamako, essentielle pour contrer la menace terroriste transfrontalière.
Ambroise Kessié, représentant local de la Fédération pour la Paix Universelle (FPU), l’alliance mondiale fondée en 2005 par le Révérend Sun Myung Moon, mène une politique de proximité active. Ses équipes ont déjà formé 60 leaders communautaires chargés de semer les graines du vivre-ensemble et de privilégier la médiation dans les conflits intercommunautaires.
Le Conseil régional de la paix affiche un calendrier dense. Le samedi 7 novembre 2026, il prévoit l’organisation d’une grande marche pour la paix à Gagnoa, en prélude à la Journée nationale de la paix. Cette manifestation sera suivie de la distinction d’une cinquantaine de cadres du district.
Après avoir accrédité 21 ambassadeurs de la paix via l’ex-CEI (Commission électorale indépendante) en 2024 pour superviser la révision électorale dans le Gôh-Djiboua, le Conseil a activement participé en 2025 à une grande tournée nationale aux côtés des « Amis de la République » pour promouvoir une élection présidentielle apaisée.
Au-delà du volet politique, l’ambassadeur a tenu à exprimer son total soutien aux mesures de fermeté prises par le président Alassane Ouattara contre l’orpaillage clandestin. Qualifiant ce phénomène de désastre sanitaire, environnemental et sécuritaire, il rappelle que la véritable richesse de la Côte d’Ivoire demeure sa terre.
« Sacrifier cette terre nourricière, c’est détruire l’économie du pays et l’avenir de nos enfants. Quelle richesse aurifère pourrait justifier que l’on compromette l’eau, source de vie ? », s’est-il interrogé, félicitant l’État de protéger les paysans, les cours d’eau et la capacité même du pays à organiser son développement agricole.
AP/Sf/APA





