Les relations économiques entre Abidjan et Rome franchissent un cap historique. Le Forum sur les investissements italiens en Côte d’Ivoire, s’est ouvert le jeudi 15 octobre 2026 dans la capitale économique ivoirienne.
Organisée à l’initiative du prestigieux think tank italien The European House – Ambrosetti (TEHA), cette rencontre marque le point de départ d’une tournée promotionnelle du Plan Mattei pour l’Afrique initiée par le gouvernement italien à travers 18 pays éligibles.
Placée sous le parrainage du Premier ministre Robert Beugré Mambé, l’ouverture des travaux a été présidée par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Nialé Kaba. Le Plan Mattei est la stratégie de coopération et de développement de l’Italie envers l’Afrique, lancée en janvier 2024.
À cette occasion, la cheffe de la diplomatie ivoirienne a annoncé une excellente nouvelle pour l’économie nationale : la mobilisation d’une enveloppe de 639 millions d’euros, soit environ 420 milliards de FCFA, de la part de l’Italie.
Ces financements d’envergure vont propulser une dizaine de projets majeurs touchant des secteurs hautement stratégiques, notamment l’agriculture et la sécurité alimentaire, la santé et le renforcement des infrastructures médicales, la formation professionnelle et la transformation numérique et l’industrialisation.
Au cœur de cette dynamique, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) s’est imposé comme l’acteur clé pour transformer ces annonces en projets concrets. En amont du forum, le Guichet unique de l’investissement a massivement mobilisé le secteur privé ivoirien afin de faciliter les alliances stratégiques et les transferts de compétences avec les firmes italiennes.
Lors d’un panel de haut niveau consacré au climat des affaires et aux mécanismes de financement, la directrice générale adjointe du CEPICI, Carole Versteeg, a exposé les réformes structurelles qui font de la Côte d’Ivoire l’une des économies les plus attractives de la sous-région.
Elle a partagé la table ronde avec des institutions financières de premier plan telles que la Banque mondiale, la SFI (IFC), la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne.
Cette offensive de charme auprès des investisseurs transalpins s’intègre parfaitement dans la vision à long terme des autorités ivoiriennes. Le pays est pleinement engagé dans l’exécution de son nouveau Plan National de Développement (PND) 2026-2030.
Ce programme ambitieux nécessite un volume global d’investissements estimé à 200 milliards de dollars, dont plus de 70 % sont attendus du secteur privé. En se positionnant comme un facilitateur incontournable entre Rome et Abidjan, le CEPICI réaffirme sa mission d’accélérateur économique pour faire de la Côte d’Ivoire le hub d’investissement de l’Afrique de l’Ouest.
AP/APA





