Le 21 octobre 1969, l’armée somalienne renverse le gouvernement civil, six jours après l’assassinat du président Abdirashid Ali Shermarke. Le général Mohamed Siad Barre prend la tête du Conseil révolutionnaire suprême, qui instaure un régime militaire.
L’armée somalienne a pris le pouvoir le 21 octobre 1969, en s’emparant des principaux sites stratégiques de Mogadiscio, notamment les bâtiments gouvernementaux, le Parlement et la radio nationale.
Le coup d’État intervient dans un contexte d’incertitude politique après l’assassinat, le 15 octobre, du président Abdirashid Ali Shermarke, tué par un membre de sa garde à Las Anod, dans le nord du pays. Le président de l’Assemblée nationale, Cheikh Mukhtar Mohamed Hussein, avait alors assuré l’intérim.
Aux premières heures du 21 octobre, des unités de l’armée, avec le concours de la police, ont pris le contrôle des centres de décision et arrêté plusieurs responsables politiques, dont le Premier ministre Mohamed Ibrahim Egal.
Le Conseil révolutionnaire suprême, composé de militaires et de responsables de la police, a ensuite proclamé l’état d’urgence, dissous l’Assemblée nationale, suspendu la Constitution et interdit les partis politiques.
Le général Mohamed Siad Barre, alors chef de l’armée, a pris la tête de cette nouvelle autorité. Le régime a affirmé vouloir combattre la corruption, le népotisme et le tribalisme. Le pays a par la suite été rebaptisé République démocratique somalie.
Siad Barre a dirigé le pays jusqu’en janvier 1991, lorsqu’il a été renversé par une insurrection armée. La chute de son régime a été suivie d’une longue période de conflit et d’instabilité.
Indépendante depuis 1960, la Somalie avait instauré un régime civil fondé sur des institutions parlementaires. Le coup d’État du 21 octobre 1969 a mis fin à cette première expérience politique et ouvert une période de gouvernement militaire qui a duré plus de deux décennies.
Sf/APA





