Le procès de l’affaire des sociétés de trading au Burkina Faso a été renvoyé au 20 novembre, lundi devant le tribunal de grande instance Ouaga I. Plus de 1 000 personnes attendent depuis plusieurs années de récupérer les sommes investies, estimées à plusieurs milliards de francs CFA.
Le dossier a été appelé à l’ouverture de la première session de l’année judiciaire 2026-2027 du pôle spécialisé dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée (ECOFI). Le tribunal a décidé du renvoi après des échanges avec les différentes parties.
Le report doit permettre aux avocats des prévenus et à ceux des victimes présumées de mieux préparer le dossier. Selon des conseils, plusieurs parties n’ont appris que durant le week-end que l’affaire serait examinée lundi. Certaines ne disposaient pas de toutes les pièces nécessaires.
Des dizaines de personnes se sont rassemblées au tribunal dans l’espoir de voir le dossier avancer. Plusieurs attendent depuis 2019 un dénouement judiciaire et un éventuel remboursement de leurs investissements.
L’affaire avait éclaté fin 2019, après des alertes sur les activités de plusieurs sociétés proposant des placements financiers contre des promesses de rendements élevés. Certaines offres annonçaient des intérêts supérieurs à 50 %, selon les éléments rapportés par le parquet du tribunal de grande instance Ouaga I.
En mai 2019, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avait déjà appelé à la prudence face à ces offres. Il avait notamment questionné la légalité des activités de certaines sociétés de droit burkinabè.
Une enquête avait ensuite été ordonnée pour évaluer leur solvabilité. Selon des résultats rapportés par la presse burkinabè, la plupart des sociétés concernées étaient déficitaires. Les fonds disponibles sur leurs comptes ne permettraient pas de rembourser l’ensemble des clients, selon des informations publiées antérieurement.
Les sommes en jeu se chiffreraient à plusieurs milliards de francs CFA. Les victimes présumées espèrent toujours obtenir réparation.
Le dossier a été renvoyé au 20 novembre 2026.
Ho/ac/Sf/APA





