Le Gouvernement ivoirien renforce l’accès des femmes à la formation à travers les Institutions de Formation et d’Éducation Féminine (IFEF), un dispositif destiné à offrir aux jeunes filles et aux femmes, notamment celles ayant interrompu leur scolarité, des compétences favorisant leur autonomie et leur insertion socioéconomique.
À travers la politique de formation pour la promotion des droits des femmes et de l’égalité des chances en Côte d’Ivoire, les IFEF proposent différentes formations selon les besoins et les capacités des établissements, notamment en couture, coiffure, cuisine, pâtisserie et alphabétisation.
L’objectif est de permettre aux bénéficiaires d’acquérir des compétences pratiques, de développer leur savoir-faire et de disposer de nouvelles possibilités pour construire leur avenir.
À Issia, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, le dispositif permet ainsi à plusieurs femmes de reprendre leur parcours de formation et de développer des activités susceptibles de favoriser leur autonomie.
Éliane Yao, qui ne savait ni lire ni écrire avant son admission à l’IFEF, témoigne des progrès réalisés depuis son intégration. « Avant de venir à l’institut, je ne savais ni lire ni écrire. Aujourd’hui, je me sens bien », explique-t-elle.
Pour Kaboré Salomé, la formation représente également une opportunité de concrétiser son projet dans la couture.
« Je réalise mon rêve de faire la couture et ça me permet d’être heureuse », confie-t-elle.
La directrice de l’IFEF d’Issia, Sarah Zadi épouse Ouehi, considère ces établissements comme une seconde chance pour les jeunes filles et les femmes qui n’ont pas pu poursuivre leur cursus scolaire.
« Même quand on n’a pas réussi dans l’Éducation nationale, il y a encore des chances pour son autonomisation », souligne-t-elle.
Selon le bilan du Gouvernement couvrant la période 2011-2025, 87 nouvelles IFEF ont été créées entre 2011 et 2024, tandis que sept autres ont été réhabilitées, étendues et équipées.
Le réseau couvre désormais 102 communes, avec un taux de couverture nationale de 50,25 %, selon les données officielles.
À travers le développement de ces structures, les autorités ivoiriennes entendent élargir l’accès des femmes à la formation, renforcer leurs compétences et favoriser leur autonomisation.
TE/Sf/APA





