Le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah a examiné mercredi 2 septembre à Tripoli les possibilités d’accroître les investissements saoudiens, lors d’un entretien avec le chargé d’affaires du royaume consacré aux conditions d’intervention des entreprises.
Des discussions entre le Premier ministre Dbeibah et le Chargé d’affaires saoudien ont porté sur le renforcement du partenariat économique et sur les moyens de faciliter l’accès des sociétés saoudiennes au marché libyen. Le représentant diplomatique a fait état de l’intérêt de grandes entreprises pour des projets dans le pays. Des rencontres entre ces sociétés et les autorités concernées sont envisagées afin de préciser les possibilités de coopération.
Un autre entretien a associé le diplomate au ministre d’État Mohammed ben Ghalboun. Cette réunion a également abordé les relations bilatérales et les perspectives d’investissement. Ces échanges témoignent d’une mobilisation de plusieurs interlocuteurs gouvernementaux, mais ne s’accompagnent pas de l’annonce de contrats, d’un calendrier d’exécution ou d’une enveloppe financière.
La démarche prolonge des contacts engagés en début d’année. En janvier, une délégation du gouvernement de Tripoli s’était rendue en Arabie saoudite pour examiner des partenariats dans différents secteurs. Les discussions avaient notamment concerné les possibilités de coopération avec le Fonds public d’investissement saoudien et les conditions d’une participation de la Libyan Investment Authority à des projets communs.
Cette mission avait également rencontré les administrations saoudiennes chargées de l’investissement, de l’économie et de la planification. Les échanges portaient sur l’entrée des entreprises sur le marché libyen, l’organisation de projets et le développement des compétences.
La présence de représentants des secteurs pétrolier et des énergies renouvelables illustrait la diversité des domaines explorés.
Les entretiens de septembre réactivent donc un dialogue économique déjà engagé, plutôt qu’ils n’établissent un partenariat financier entièrement nouveau. L’étape suivante annoncée consiste à mettre directement en relation entreprises et administrations. L’intérêt exprimé par les responsables saoudiens devra encore se traduire par des projets identifiés et des engagements formalisés pour pouvoir être comptabilisé comme un investissement réalisé.
MK/AK/Sf/APA







