À Gitega, la CEEAC veut faire de la jeunesse non plus seulement la relève de demain, mais un acteur immédiat de la stabilité politique et sécuritaire de l’Afrique centrale. À deux jours de la Journée de la jeunesse Imbonerakure, l’organisation régionale a appelé les jeunes à s’engager contre la désinformation et pour la paix, la citoyenneté et le développement.
La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a appelé la jeunesse africaine à s’impliquer davantage dans la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement, à l’occasion d’une conférence scientifique organisée mercredi à Gitega, au Burundi, dans le cadre de la 10e édition de la Journée de la jeunesse Imbonerakure.
Placée sous le thème « Innover et Agir : La Jeunesse, Bouclier de la Stabilité politico-Sécuritaire, Architecte et pilier de l’émergence du Burundi et de l’Afrique », la rencontre a réuni des jeunes et des participants issus de plusieurs pays africains, dont des représentants de formations politiques.
Intervenant comme panéliste, le président de la Commission de la CEEAC, Ézéchiel Nibigira, a exhorté les jeunes à contribuer activement à la préservation de la paix et de la sécurité, en mettant notamment l’accent sur la gouvernance inclusive, la citoyenneté responsable et la souveraineté nationale.
« La jeunesse n’est pas seulement l’avenir. Elle est le présent, le bouclier de notre stabilité et le moteur de notre émergence collective », a-t-il déclaré, estimant que son implication constitue une « exigence stratégique » pour garantir durablement la paix et le développement en Afrique.
Le commissaire de la CEEAC chargé des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité, le général de corps d’armée Marcel Mapanou Moussadji, a pour sa part insisté sur l’engagement citoyen comme principal moyen pour les jeunes de contribuer à la stabilité de leurs pays.
Il a notamment appelé la jeunesse à combattre la désinformation, à participer aux mécanismes locaux d’alerte précoce et à promouvoir la solidarité régionale, soulignant que les initiatives en faveur des jeunes gagneraient à dépasser les frontières nationales.
La conférence s’est tenue en présence du président burundais Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine et champion de l’organisation panafricaine pour l’Agenda Jeunesse, Paix et Sécurité.
Cette rencontre précède la célébration, prévue le 29 août au stade Ingoma de Gitega, de la 10e édition de la Journée de la jeunesse Imbonerakure. À travers sa participation, la CEEAC réaffirme sa volonté de placer les jeunes au cœur des stratégies régionales en faveur de la paix, de la sécurité et du développement.
AC/APA





