Les Nations Unies ont appelé les parties prenantes à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue, alors que la reprise des affrontements au Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, fait craindre un retour à la guerre, près de quatre ans après l’accord de paix de Prétoria.
Des combats et des incidents armés ont été signalés début août dans plusieurs secteurs du Tigré, notamment dans l’ouest de la région, sur fond de tensions croissantes entre le gouvernement fédéral éthiopien et les forces liées au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Des tirs d’artillerie et des frappes de drones auraient notamment été rapportés dans certaines zones.
Les deux camps se rejettent la responsabilité de cette nouvelle escalade. Les autorités tigréennes accusent les forces fédérales d’avoir attaqué leurs positions, tandis qu’Addis-Abeba dénonce les mouvements et préparatifs militaires des forces tigréennes.
Dans ce contexte, l’ONU exhorte les parties à respecter l’Accord permanent de cessation des hostilités signé en novembre 2022 et à recourir aux mécanismes de dialogue pour régler les différends encore en suspens.
La situation demeure particulièrement préoccupante en raison de plusieurs questions non résolues par l’accord de paix, notamment le statut des territoires disputés, le retour des personnes déplacées et la réintégration complète de la région dans le processus politique et administratif national.
Le conflit du Tigré, déclenché en novembre 2020, avait provoqué une grave crise humanitaire et des déplacements massifs de populations. L’accord de Prétoria, conclu sous l’égide de l’Union africaine en novembre 2022, avait permis de mettre fin aux principales hostilités après deux années de guerre.
La nouvelle montée des tensions ravive toutefois la crainte d’une reprise d’un conflit de grande ampleur, alors que la région reste fragilisée par les conséquences humanitaires, économiques et sociales de la guerre.
L’ONU, l’Union africaine et plusieurs partenaires internationaux appellent ainsi les protagonistes à préserver les acquis du processus de paix et à s’abstenir de toute action susceptible de provoquer une nouvelle escalade militaire.
TE/Sf/APA







