Le Maroc se classe 2e en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et devant l’Égypte, parmi les économies africaines les plus performantes dans la transformation du capital humain en capacités scientifiques, technologiques et industrielles, selon un classement publié par The African Exponent.
Le Maroc occupe la deuxième place d’un classement des dix pays africains considérés comme les plus aptes à convertir les compétences de leur population en innovation et en production économique, établi par la plateforme The African Exponent sur la base de plusieurs indicateurs internationaux, dont l’Indice mondial de l’innovation et le Nature Index.
L’Afrique du Sud conserve la première position, portée notamment par ses infrastructures universitaires et ses capacités de recherche. Selon le classement, le pays dispose de travaux scientifiques de niveau international et arrive en tête du continent pour la production de recherche scientifique.
Le Maroc se positionne immédiatement derrière, grâce notamment à ses performances dans le design industriel, les brevets, la fabrication de haute technologie et la progression des publications scientifiques.
The African Exponent présente le royaume comme une «puissance régionale en Afrique du Nord» dans l’innovation industrielle et technologique. La plateforme met également en avant sa progression manufacturière, soulignant que le Maroc a dépassé l’Afrique du Sud dans l’indice de fabrication de la Banque africaine de développement. Elle y voit notamment le résultat d’investissements dans l’enseignement technique et leur contribution au développement des capacités productives nationales.
L’Égypte complète le podium continental. Le pays bénéficie de l’un des plus importants systèmes universitaires africains et se classe deuxième du continent pour la production scientifique selon le Nature Index. Le classement relève toutefois un défi structurel : transformer cette production académique en gains de productivité économique à une échelle correspondant à celle d’une population supérieure à 100 millions d’habitants.
Maurice et la Tunisie occupent respectivement les quatrième et cinquième positions, devant le Kenya, sixième. Ce dernier bénéficie notamment de l’écosystème technologique de Nairobi, souvent surnommé la «Silicon Savannah», où se concentrent développement de logiciels, fintech et start-up numériques. L’Algérie arrive en septième position, devant le Sénégal et le Ghana.
Le Nigéria ferme le classement à la dixième place malgré ce que The African Exponent décrit comme le «plus important réservoir de capital humain brut» d’Afrique. Ses performances dans les technologies, la finance numérique et les industries créatives illustrent le potentiel du pays, mais aussi l’enjeu plus large mis en évidence par ce classement : la capacité des économies africaines à convertir leur capital humain et scientifique en innovation industrielle, en productivité et en création de valeur.
MK/AK/Sf/APA







