La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui assurent près de 60 % de la production mondiale de cacao, ont convenu d’aligner leurs politiques de prix afin d’améliorer les revenus des producteurs et de renforcer leur influence sur le marché mondial.
Selon la déclaration conjointe publiée par le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama à l’issue du Sommet de haut niveau Côte d’Ivoire-Ghana sur l’avenir de la filière cacao, tenu le 16 juin à Abidjan, les deux dirigeants ont souligné leur responsabilité commune dans l’avenir du secteur.
Les deux pays, qui représentent environ 60 % de la production mondiale de cacao, se sont engagés à mieux coordonner leurs politiques afin d’assurer une rémunération plus équitable des producteurs et de réduire les distorsions du marché.
L’accord prévoit notamment l’harmonisation des prix bord champ, un meilleur alignement des primes accordées aux producteurs ainsi qu’une coordination accrue des calendriers des campagnes cacaoyères.
Selon les médias locaux, cette initiative devrait favoriser une plus grande synergie entre les marchés ivoirien et ghanéen, limiter la concurrence transfrontalière et renforcer le pouvoir de négociation des deux pays face aux acheteurs internationaux.
Cette démarche s’inscrit dans les efforts engagés par Abidjan et Accra pour accroître la valeur ajoutée de leur production cacaoyère et garantir une meilleure répartition des revenus au profit des millions de familles vivant de cette culture stratégique en Afrique de l’Ouest.
GIK/fss/te/Sf/APA






