La police sud-africaine a arrêté sept personnes après le pillage de plus de quinze commerces appartenant à des ressortissants étrangers dans le township de Thembalihle, près de Vrede, un incident qui intervient dans un contexte national marqué par une recrudescence des tensions xénophobes.
Sept suspects ont été interpellés par l’Unité de maintien de l’ordre public de Harrismith à la suite du pillage de plus de quinze commerces tenus par des ressortissants étrangers à Thembalihle, près de Vrede, dans la province sud-africaine de l’État-Libre, a annoncé jeudi la police.
Selon les autorités, les troubles ont débuté mercredi soir lorsqu’un adolescent de 16 ans, après avoir acheté des produits dans une épicerie locale, s’est plaint de douleurs à l’estomac. Des habitants se sont alors rendus au commerce concerné pour demander des explications au propriétaire. Après son refus présumé d’ouvrir le magasin, des membres de la communauté ont forcé l’entrée et emporté des marchandises.
Le mouvement s’est rapidement étendu à d’autres commerces appartenant à des étrangers, conduisant au pillage de plus de quinze échoppes. Deux véhicules de police ont également été endommagés et des agents de sécurité privée venus soutenir les forces de l’ordre ont été agressés.
L’intervention de l’Unité de maintien de l’ordre a permis l’arrestation de sept personnes et la récupération d’une partie des biens dérobés. La police a indiqué avoir rétabli le calme dans la zone au cours de la nuit et poursuit la surveillance du secteur.
Ces arrestations surviennent alors que l’Afrique du Sud fait face à une recrudescence des actes visant les migrants africains. Depuis plusieurs mois, des organisations de défense des droits humains et plusieurs gouvernements africains alertent sur la multiplication d’attaques, de menaces et de campagnes hostiles contre les ressortissants étrangers, particulièrement dans les townships et les quartiers populaires.
Les commerces de proximité exploités par des migrants, notamment originaires du Zimbabwe, du Mozambique, de l’Éthiopie, de la Somalie ou du Pakistan, figurent régulièrement parmi les principales cibles de ces violences. Des pays comme le Ghana ont rapatrié plusieurs dizaines de leurs ressortissants.
Les sept suspects devraient comparaître prochainement devant le tribunal de première instance de Vrede.
AC/Sf/APA






