Six mois après avoir obtenu la reconnaissance officielle d’Israël, le Somaliland a ouvert une ambassade dans l’ouest de Jérusalem, suscitant de vives protestations de la part de la Somalie et de l’Autorité palestinienne, a constaté APA ce mercredi.
L’inauguration de la chancellerie par le Somaliland, qui s’est tenue lundi à Jérusalem, a été programmée pour coïncider avec la visite officielle en Israël du président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi.
L’entretien entre M. Abdullahi et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a porté sur le renforcement des relations diplomatiques entre les deux parties. Ce rapprochement avait débuté en décembre dernier avec la reconnaissance formelle du Somaliland comme État indépendant par Israël, une décision qui avait alors suscité de vives réactions sur la scène internationale.
La Türkiye, l’Arabie saoudite ainsi qu’une grande partie du monde musulman avaient fermement condamné cette reconnaissance.
La Somalie, qui considère le Somaliland comme une région sécessionniste faisant partie intégrante de la fédération somalienne, a dénoncé cette nouvelle initiative, estimant qu’elle constitue une violation de son intégrité territoriale. Mogadiscio a également accusé Israël de porter atteinte à sa souveraineté nationale.
De son côté, le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné l’ouverture de cette « prétendue ambassade du Somaliland » à Jérusalem, qualifiant la ville de territoire occupé par Israël.
Le choix du Somaliland d’établir sa représentation diplomatique à Jérusalem plutôt qu’à Tel-Aviv, où sont implantées la quasi-totalité des ambassades étrangères, est considéré comme particulièrement controversé.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a néanmoins salué cette initiative, y voyant un signal diplomatique fort de la part du Somaliland, territoire d’environ 6,2 millions d’habitants disposant de sa propre monnaie, de ses propres forces de sécurité et d’institutions politiques distinctes.
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