Poursuivant leurs opérations conjointes avec l’AFRICOM, les forces nigérianes annoncent l’élimination de plusieurs responsables de l’ISWAP, portant le bilan total à 175 terroristes tués depuis le début des frappes.
Le quartier général des forces de défense nigérianes a communiqué ce mardi un nouveau bilan des frappes conjointes menées avec le Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) dans le Nord-Est du Nigéria, faisant état de 175 terroristes de l’État islamique éliminés au total depuis le début des opérations, avec la neutralisation de plusieurs cadres supplémentaires de l’ISWAP.
Dans un communiqué signé du major-général Samaila Uba, directeur de l’information de la défense, l’armée nigériane détaille l’identité de nouveaux responsables terroristes éliminés dans le cadre de ces frappes.
Trois cadres opérationnels et médiatiques neutralisés
Au-delà de la neutralisation d’Abu-Bilal al-Minuki, dont l’élimination avait déjà été annoncée, Abuja confirme la mort de trois autres figures importantes de l’organisation.
Abd-al Wahhab, cadre supérieur de l’ISWAP directement responsable de la coordination des attaques terroristes et de la diffusion de la propagande du groupe, a été éliminé lors de ces opérations. Abu Musa al-Mangawi, également identifié comme membre senior de l’ISWAP, a lui aussi été neutralisé.
L’armée nigériane signale par ailleurs la mort d’Abu al-Muthanna al-Muhajir, responsable senior de la production médiatique de l’organisation et proche collaborateur d’al-Minuki. Sa neutralisation prive l’ISWAP d’un maillon essentiel de son appareil de propagande et de communication.
Infrastructure terroriste démantelée
Sur le plan matériel, les frappes ont également permis la destruction de checkpoints, de dépôts d’armes, de hubs logistiques, d’équipements militaires et de réseaux financiers servant à soutenir les opérations du groupe dans la région.
Le quartier général a réaffirmé que les opérations conjointes se poursuivront afin de « traquer et détruire ceux qui menacent la nation et la stabilité régionale ».
Le Nord-Est du Nigéria est depuis plus d’une décennie le théâtre d’une insurrection jihadiste dont l’ISWAP, branche affiliée à l’État islamique, constitue aujourd’hui la composante la plus active.
AC/Sf/APA






