La Cour constitutionnelle béninoise confirme la nette victoire du duo Wadagni–Talata dès le premier tour de la présidentielle du 12 avril, en consolidant les résultats provisoires transmis par la CENA.
La Cour constitutionnelle du Bénin a confirmé et renforcé la victoire du ticket formé par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata à l’issue de l’élection présidentielle du 12 avril 2026.
Saisie par la Commission électorale nationale autonome sur la base de résultats provisoires couvrant 90,55 % du dépouillement, la haute juridiction, à travers sa décision EP26-001 du 16 avril 2026, a proclamé le duo provisoirement élu dès le premier tour, avec un score consolidé de 4 millions 515 449 voix, soit 94,27 % des suffrages valablement exprimés.
Ce résultat améliore légèrement les chiffres initiaux de la CENA, qui créditaient le tandem de 94,05 % pour 4 millions 252 347 voix. Leur principal adversaire, le duo Paul Hounkpè – Rock Judicaël Hounwanou, totalise 5,73 % des voix.
Le taux de participation définitif s’établit à 63,57 %, correspondant à 5 millions 020 401 votants sur 7 millions 897 287 inscrits, un niveau supérieur aux estimations provisoires annoncées plus tôt. Le nombre de suffrages valablement exprimés est de 4 millions 853 546, pour une majorité absolue fixée à 2 millions 426 874 voix.
Un verdict confirmé après compilation complète
La Cour, après examen exhaustif des procès-verbaux et des données collectées par ses délégués, estime que les tendances annoncées par la CENA étaient « mathématiquement irréversibles ». La compilation intégrale n’a pas modifié l’issue du scrutin, mais en a consolidé la portée.
Des irrégularités ont toutefois été relevées dans certains bureaux de vote (documents manquants, incohérences ou incidents de procédure), entraînant des corrections ponctuelles. La juridiction considère néanmoins que ces manquements n’affectent pas la sincérité globale du scrutin, déclaré régulier.
Délai de recours ouvert
Conformément à la Constitution, cette proclamation provisoire ouvre un délai de cinq jours pour d’éventuels recours. À défaut de contestation recevable, la Cour procédera à la proclamation définitive des résultats. En cas d’annulation, un nouveau scrutin devra intervenir dans un délai de quatorze jours.
Le scrutin s’est déroulé dans un contexte marqué par l’absence du parti d’opposition Les Démocrates, dont le candidat n’avait pas obtenu les parrainages requis. Paul Hounkpè avait rapidement reconnu la tendance, saluant la victoire de ses adversaires dans un esprit républicain. De son côté, le président sortant Patrice Talon a évoqué une « ambiance extraordinaire » lors du vote.
AC/Sf/APA







