Un atelier de haut niveau a permis d’évaluer la première année de mise en œuvre du projet EPSG et d’adopter le plan de travail 2026 destiné à renforcer la stabilité régionale et la sécurité humaine en Afrique de l’Ouest.
La Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), en collaboration avec l’Union européenne (UE) et le gouvernement allemand, a tenu à Accra, au Ghana, la deuxième réunion du Comité de pilotage du projet « Soutien de l’UE à la Cédéao en matière de paix, de sécurité et de gouvernance » (EPSG).
Cet atelier stratégique a servi de cadre pour examiner les progrès réalisés au cours de la première année du projet et adopter formellement le programme d’activités prévu pour 2026, dans l’objectif de consolider la stabilité régionale et la sécurité humaine.
À l’ouverture des travaux, le commissaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) chargé des Affaires politiques, de la paix et de la sécurité, Abdel-Fatau Musah, a appelé à repenser les paradigmes traditionnels de l’aide internationale.
Il a estimé que, dans un contexte marqué par des tensions croissantes autour du multilatéralisme, le partenariat entre l’Union européenne et la Cédéao doit évoluer vers une coopération fondée sur le respect mutuel et une appropriation partagée. Selon lui, les priorités des projets doivent découler directement des besoins stratégiques de l’organisation régionale afin d’éviter tout décalage entre les réalités du terrain et les initiatives portées par les partenaires internationaux.
Le commissaire a également plaidé pour la levée des obstacles empêchant la Cédéao d’accéder directement à certains financements et a insisté sur la nécessité d’accélérer l’activation de la force antiterroriste régionale afin de lutter contre l’extrémisme violent et l’insécurité maritime.
Plusieurs partenaires techniques étaient associés à cette initiative, notamment GIZ (Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit), Expertise France et FIIAPP (International and Ibero-American Foundation for Administration and Public Policies).
Les représentants de la délégation de l’UE et de l’ambassade d’Allemagne, qui ont coprésidé la réunion, ont réaffirmé leur engagement en faveur de la stabilité régionale. L’ambassade allemande a souligné l’importance d’une réponse européenne coordonnée, estimant que le projet EPSG constitue un instrument collectif destiné à soutenir les solutions portées par les acteurs ouest-africains.
La délégation de l’UE a pour sa part indiqué que la réussite du projet sera mesurée à sa capacité à produire des résultats concrets et durables en matière de sécurité pour les citoyens de la Communauté.
Les participants ont également salué l’intégration du gouvernement du Danemark en tant que nouveau contributeur, une évolution qui renforce la gouvernance du programme et sa visibilité régionale.
Le projet EPSG, mis en œuvre sur la période 2024-2027 avec un budget global supérieur à 29 millions d’euros, est cofinancé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), avec le soutien du ministère danois des Affaires étrangères. Sa mise en œuvre repose sur un partenariat technique impliquant également la Deutsche Bank.
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