De la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU aux tensions politiques au Sénégal et en Guinée, en passant par les préoccupations sécuritaires et économiques au Mali, en Côte d’Ivoire et au Ghana, la presse ouest-africaine de ce lundi 2 mars met en lumière une région en mouvement, entre ambitions internationales, débats internes et défis structurels.
La presse sénégalaise s’ouvre sur une annonce de portée internationale relayée par Seneweb, selon laquelle l’ancien président Macky Sall a officiellement déposé sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Le dossier, soutenu par l’Union africaine et porté par le président burundais Évariste Ndayishimiye, positionne ainsi l’ex-chef de l’État comme le candidat du continent africain, dans une démarche diplomatique majeure qui pourrait redéfinir la présence africaine à la tête des institutions internationales.
Dans un tout autre registre, Pressafrik rapporte que l’affaire dite Pape Cheikh Diallo et compagnie continue de susciter une vive émotion au Sénégal. Le journal fait état de 33 interpellations dans ce dossier aux ramifications multiples, mêlant accusations de transmission volontaire du VIH/Sida, blanchiment de capitaux et trafic de drogue. Une nouvelle vague d’arrestations est attendue, alors que des aveux qualifiés d’« explosifs » par des sources judiciaires alimentent l’enquête et accentuent l’onde de choc au sein de l’opinion publique.
Sur le plan politique, Dakaractu s’intéresse à la situation interne du parti au pouvoir. Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a fermement démenti toute division au sein du Pastef, évoquant plutôt une phase de clarification. Il a appelé ses militants à la cohésion et à la sérénité, tout en revenant sur un épisode de désaccord avec le chef de l’État concernant une rencontre entre le président et les députés du parti, révélant en filigrane les dynamiques internes du pouvoir.
Au Mali, Maliweb met en lumière un débat juridique autour de la protection des libertés fondamentales. La Cour suprême s’est déclarée incompétente dans le cadre d’un référé-liberté introduit par l’avocat Mountaga Tall en faveur d’officiers radiés de l’armée. L’avocat dénonce une décision « troublante », estimant qu’elle affaiblit la portée de ce mécanisme censé protéger les droits fondamentaux face à l’arbitraire de l’État.
Pendant ce temps au Burkina Faso, Sidwaya annonce le lancement de la plateforme gouvernementale « Burkina en marche », destinée à valoriser les réalisations de la transition conduite par le capitaine Ibrahim Traoré. Les autorités affirment vouloir reprendre le contrôle du narratif national et contrer ce qu’elles qualifient de campagnes de désinformation, en diffusant des contenus multilingues accessibles à l’échelle mondiale.
Au Niger, l’ANP revient sur la 33e Journée nationale de l’artisanat organisée à Diffa, mettant l’accent sur la nécessité de formaliser le secteur afin d’en faire un levier de croissance économique et de création d’emplois. À travers des témoignages d’artisans, l’événement illustre le rôle crucial de ce secteur dans la préservation du patrimoine culturel et l’insertion professionnelle des jeunes.
En Guinée, Africaguinee se fait l’écho d’une controverse politique autour du mouvement GMD, en voie de devenir un parti politique. Les proches du président Mamadi Doumbouya réfutent les accusations de dérive vers un parti-État, assurant que la future formation se veut inclusive et respectueuse des procédures légales, malgré les inquiétudes exprimées par certains leaders de l’opposition.
En Côte d’Ivoire, Abidjan.net souligne les efforts du gouvernement pour apaiser les tensions dans la filière cacao. Le président de l’OIA, Siaka Diakité, a assuré que les stocks résiduels seront rachetés au prix garanti de 2 800 FCFA le kilogramme, une mesure visant à rassurer les producteurs et stabiliser le secteur dans un contexte d’inquiétudes liées à la fixation du nouveau prix pour la récolte intermédiaire.
Enfin, Pulse Ghana rapporte que le Ghana a émis un avis de voyage à ses ressortissants face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Le gouvernement a activé un plan d’évacuation d’urgence pour ses citoyens, appelant à éviter les déplacements non essentiels dans la région et à observer des mesures strictes de sécurité, signe de l’impact global des crises internationales sur les pays ouest-africains.
Sf/APA







