Le 2 mars demeure une date marquée par des tournants législatifs majeurs, des avancées politiques décisives et des figures emblématiques liées à l’Afrique et à sa diaspora afro-descendante.
Le 2 mars 1807, le Congrès des États-Unis adopte une loi interdisant l’importation d’esclaves dans tout port ou territoire américain, signée le même jour par le président Thomas Jefferson et entrée en vigueur le 1er janvier 1808. Si cette mesure ne met pas fin à l’esclavage domestique — aboli seulement en 1865 — elle constitue un tournant législatif majeur dans la lutte contre la traite transatlantique, dont les principaux foyers d’approvisionnement se situaient alors sur les côtes d’Afrique de l’Ouest.
Soixante ans plus tard, le 2 mars 1867, le Congrès américain adopte la charte de la Howard University à Washington, approuvée par le président Andrew Johnson. L’établissement deviendra l’une des institutions d’enseignement supérieur les plus influentes pour les Afro-Américains, notamment dans les domaines du droit, de la médecine et des sciences sociales.
Le 2 mars 1956 marque une étape décisive dans la décolonisation du continent africain avec l’indépendance officielle du Maroc vis-à-vis de la France. Le sultan Mohammed V, revenu d’exil quelques mois plus tôt, incarne la restauration de la souveraineté nationale et inspire de nombreux mouvements anticoloniaux à travers l’Afrique.
Le 2 mars 1970, la Rhodésie proclame la République, rompant les derniers liens avec la Couronne britannique, dans la continuité de sa déclaration unilatérale d’indépendance de 1965. Sous la direction de Ian Smith, ce régime de minorité blanche s’enfonce dans une guerre de libération qui aboutira à la naissance du Zimbabwe indépendant en 1980.
Le 2 mars 1977, l’Organisation de l’unité africaine (OUA) adopte à Lomé une résolution renforçant le soutien diplomatique et matériel aux mouvements de libération en Afrique australe, notamment en Namibie et en Afrique du Sud, contribuant à l’isolement international du régime d’apartheid et à la reconnaissance croissante des mouvements indépendantistes.
Le 2 mars 1983, le gouvernement du Sénégal annonce une réforme majeure de décentralisation administrative qui conduira à l’élargissement progressif des compétences des collectivités locales, prélude aux grandes réformes territoriales des décennies suivantes.
En 1990, quelques semaines après sa libération, Nelson Mandela est désigné pour exercer les fonctions de vice-président de l’African National Congress (ANC) dans le cadre de la réorganisation du mouvement anti-apartheid. Si des annonces préliminaires interviennent le 2 mars, la nomination officielle sera actée le 2 avril 1990, prélude aux négociations qui conduiront à la fin du régime ségrégationniste en Afrique du Sud.
Le 2 mars 2004, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples adopte à Banjul une recommandation renforçant les mécanismes de protection des défenseurs des droits humains sur le continent, dans le prolongement de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
Le 2 mars 2012 disparaît le conservationniste sud-africain Lawrence Anthony, fondateur de la réserve Thula Thula et figure de la protection de la faune africaine, également connu pour ses opérations de sauvetage d’animaux en Irak en 2003.
Enfin, le 2 mars 1937 voit naître à Oujda Abdelaziz Bouteflika, futur président de l’Algérie de 1999 à 2019, acteur de la diplomatie africaine au sein de l’Organisation de l’unité africaine et figure de l’indépendance algérienne.
Sf/APA







