De Dakar à Accra, en passant par Bamako, Ouagadougou, Conakry et Abidjan, la presse ouest-africaine de ce jeudi 12 février met en lumière une actualité dominée par les affaires judiciaires, les choix diplomatiques affirmés, les préoccupations socio-économiques et les défis persistants liés au développement local.
Au Sénégal, Seneweb revient sur un dossier judiciaire qui prend une nouvelle tournure. Déjà poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et blanchiment de capitaux, l’animateur Pape Cheikh Diallo, le chanteur Djiby Dramé et leurs dix coprévenus voient les charges s’alourdir. Selon les révélations de L’Observateur, reprises par le site, le procureur de Pikine/Guédiawaye a ajouté dans son réquisitoire introductif les chefs d’usage et de trafic de drogue. Une évolution qui « change complètement la donne », notamment en raison de la qualification criminelle des faits, pour laquelle aucun délai de prescription n’est prévu. Les investigations auraient mis en évidence la consommation de plusieurs types de drogues lors de relations sexuelles, tandis qu’un fournisseur présumé est également visé, poussant le parquet à requérir l’extension de l’instruction contre X.
Plus à l’est, au Mali, Maliweb rapporte les déclarations du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du Corps diplomatique, consulaire et des organisations internationales, le 10 février 2026. Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, des crises économiques et humanitaires et l’affaiblissement du multilatéralisme, le chef de l’État malien a réaffirmé le choix d’une ligne souverainiste fondée sur la « dignité », le « respect » et la « liberté des choix stratégiques ». Tout en revendiquant une diversification des partenariats sans « tutelle » ni « injonction », il a assuré que le Mali restait attaché aux principes de la Charte des Nations Unies, au respect de l’intégrité territoriale des États et à la non-ingérence, se disant ouvert à des relations « refondées » sur le respect mutuel.
Au Burkina, Sidwaya met en avant une opération de la Police municipale de Ouagadougou menée le 11 février dans le quartier Kamsonghin. Deux individus ont été interpellés en flagrant délit de trafic illégal de gaz butane. Ils sont accusés de transvaser le contenu de bouteilles de 12 kg dans des bonbonnes de 6 kg revendues à des prix jugés excessifs. Environ 120 bouteilles ont été saisies lors de cette opération conduite avec la Brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude. Le quotidien rappelle que la SONABHY demeure l’unique structure habilitée à conditionner et distribuer le gaz butane dans le pays.
En Guinée, Africaguinee propose une plongée dans le quotidien difficile des habitants de Gueyafari, un village enclavé de la préfecture de Kindia. Dans ce reportage au long cours, les populations dénoncent l’absence d’infrastructures de base : route impraticable, manque d’eau potable, absence d’école, de centre de santé et de réseau téléphonique. Le chef de secteur, Naby Camara, décrit une piste entretenue à la seule force des bras, occasionnant accidents et pertes économiques, tandis que les femmes, selon Bountouraby Camara, voient une partie importante de leurs récoltes pourrir faute de transport. Entre accouchements en brousse, isolement numérique et appel aux autorités, le village, pourtant présenté comme un « poumon économique » approvisionnant les marchés de Conakry en fruits, se dit oublié par les pouvoirs publics.
Sur le front sportif, Abidjan.net annonce que la Fédération ivoirienne de football (FIF) a programmé deux matchs amicaux internationaux pour les Éléphants lors de la fenêtre FIFA de mars 2026. La Côte d’Ivoire affrontera la Corée du Sud le 28 mars dans la banlieue de Londres, puis l’Écosse le 31 mars au Hill Dickinson Stadium de Liverpool. Selon la FIF, ces rencontres s’inscrivent dans la préparation à la Coupe du Monde FIFA 2026 et doivent offrir une confrontation de haut niveau face à des sélections asiatique et européenne.
Enfin, au Ghana, Pulse Ghana relaie les résultats d’un sondage national de l’Institut des affaires économiques (IEA). Réalisée en décembre 2025 auprès de plus de 1 000 personnes, l’enquête indique que 46 % des Ghanéens considèrent le chômage comme le principal problème du pays, suivi de l’exploitation minière illégale (30 %), dite « galamsey ». Malgré ces préoccupations et une forte inquiétude face au coût de la vie – 91 % des sondés se disant préoccupés par la hausse des prix –, le président John Dramani Mahama bénéficie d’un taux d’approbation de 68 %, contre 22 % de désapprobation. L’IEA estime que cette base de soutien demeure solide, mais souligne l’urgence de politiques efficaces en matière d’emploi et de régulation de l’orpaillage illégal.
Sf/APA







