Le maréchal Khalifa Haftar et la représentante spéciale des Nations Unies en Libye ont convenu à Benghazi de poursuivre leurs consultations afin de soutenir le processus politique et préparer une feuille de route électorale.
Le commandant de l’Armée nationale libyenne, Khalifa Haftar, a reçu à son quartier général de Benghazi Hanna Tetteh, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies et cheffe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), pour examiner les perspectives de stabilisation politique du pays. La rencontre s’est déroulée en présence de Stéphanie Koury, vice-cheffe des affaires politiques de la mission, ainsi que de membres des deux délégations.
Selon le bureau de presse de Haftar, la responsable onusienne a présenté l’état d’avancement des consultations menées dans le cadre des comités de dialogue structuré. Ces discussions visent à élaborer une feuille de route consensuelle en vue de l’organisation d’élections présidentielles et législatives, un objectif maintes fois reporté depuis la crise institutionnelle ouverte après le scrutin avorté de 2021.
Haftar a réaffirmé son soutien aux initiatives portées par la mission des Nations Unies, insistant sur « l’importance de faire progresser le processus politique » et de parvenir à des élections nationales permettant de clore la phase de transition. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de fragmentation persistante des institutions libyennes, avec des autorités rivales et des équilibres sécuritaires encore précaires entre l’est et l’ouest du pays.
Les deux parties ont convenu de maintenir une coordination et des consultations continues afin d’accompagner les efforts de la MANUL pour instaurer une stabilité durable. La relance du processus politique demeure toutefois conditionnée à un consensus sur le cadre constitutionnel et les règles électorales, sujets de désaccord récurrents entre les principaux acteurs libyens.
La réunion de Benghazi intervient alors que la communauté internationale multiplie les appels à l’unification des institutions et à la tenue d’élections crédibles. Pour l’ONU, l’enjeu consiste à préserver un canal de dialogue ouvert avec l’ensemble des forces politiques et militaires, dont Haftar reste l’un des acteurs centraux, afin d’éviter une nouvelle impasse institutionnelle et de favoriser une sortie progressive de la transition prolongée que traverse la Libye depuis plus d’une décennie.
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