Les soldats du Soudan du Sud déployés près de la ville de Bor pour mettre fin à une rébellion menée par des combattants présumés de l’Armée populaire de libération du Soudan en opposition (SPLA-IO) ont une semaine pour y parvenir, a appris APA.
Des combats font rage dans l’est du Soudan du Sud depuis plus de deux semaines, les loyalistes de la SPLA-IO affrontant les troupes gouvernementales dans la région et occupant certaines parties de l’État de Jonglei.
Le chef de la SPLA-IO, le premier vice-président suspendu Riek Machar, est actuellement jugé pour meurtre, trahison et crimes contre l’humanité, accusations qu’il réfute.
Le général Paul Nang Majok, commandant des forces de défense, a déclaré aux milliers de soldats gouvernementaux déployés autour de la zone de conflit qu’ils disposaient de sept jours pour reprendre le contrôle des zones tenues par les rebelles, dont le chef, Riek Machar, est détenu et jugé pour trahison. Il était le premier vice-président du président Salva Kiir au sein du gouvernement de partage du pouvoir formé à la suite de l’accord de paix de 2018.
Le Soudan du Sud est en proie à l’instabilité depuis son indépendance du Soudan en 2011. Les récents troubles font craindre une reprise du conflit civil.
Selon certaines sources, les combattants du SPLA-IO ont intensifié leurs activités militaires afin de faire pression sur le gouvernement du président Kiir pour obtenir la libération de son adversaire politique, Machar, accusé d’être le cerveau de la tentative de coup d’État manquée de décembre 2013 qui a plongé le pays dans la guerre civile.
Parallèlement, la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a appelé à la retenue.
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