Le ministère tunisien des Affaires religieuses lance les préparatifs du mois sacré, misant sur une approche structurée et des actions de proximité, dans un registre où l’affichage de la rigueur le dispute aux limites récurrentes de la mise en œuvre.
Le ministre tunisien des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali, a présidé, hier au siège de son département, une séance de travail consacrée aux préparatifs du mois sacré de Ramadan. À cette occasion, il a appelé à l’élaboration d’une stratégie d’action globale, fondée sur des indicateurs statistiques précis relatifs aux activités programmées, tout en insistant sur la nécessité de garantir aux citoyens des prestations de « haute qualité » durant ce temps fort de la vie religieuse et sociale.
Selon le ministre, ces préparatifs doivent être finalisés dans les plus brefs délais afin de consolider les acquis de l’exercice précédent, tout en introduisant des éléments de renouvellement et d’innovation. Cette injonction à la diligence traduit la volonté des autorités de mieux encadrer un mois marqué chaque année par une fréquentation accrue des mosquées et par une attente sociale élevée en matière d’encadrement religieux et de solidarité.
La réunion a permis d’examiner plusieurs volets logistiques visant à assurer la dignité et le confort des fidèles au sein des institutions religieuses à travers le territoire national. Une attention particulière sera accordée aux mosquées et monuments religieux situés dans les zones enclavées ou rurales, souvent confrontés à des insuffisances structurelles et humaines, que les annonces récurrentes peinent à résorber durablement.
Sur le plan de l’encadrement cultuel, le ministère entend pallier les vacances de postes, notamment pour l’imamat des prières de Tarawih. Le programme de sensibilisation religieuse annoncé se veut dense et diversifié, articulé autour de cycles de prédication, de veillées spirituelles, de séances de récitation et d’exégèse du Coran et de la Sunna, ainsi que d’un approfondissement théologique consacré aux Noms Sublimes d’Allah. Des colloques, journées d’étude et espaces de dialogue ciblant la jeunesse sont également prévus, dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer leur discours face aux défis sociétaux contemporains.
Au-delà du strict registre cultuel, le ministre a insisté sur la coordination interinstitutionnelle pour mener des actions médico-sociales d’envergure durant le mois sacré. Celles-ci incluent des collectes de sang, l’organisation de cérémonies de circoncision, l’octroi d’aides aux ménages vulnérables et le renforcement des visites de solidarité dans les hôpitaux et les établissements d’accueil.
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