L’Algérie prépare une refonte complète du système du permis de conduire, avec un projet de loi qui impose de nouvelles conditions d’âge, de formation et de contrôle, tout en encadrant strictement les permis professionnels et étrangers.
Le nouveau projet de loi sur la circulation routière, actuellement en discussion en Algérie, entend moderniser et sécuriser le dispositif d’octroi du permis de conduire. Le texte fixe des critères précis pour l’obtention du titre, redéfinit le cadre de la conduite professionnelle et instaure une réglementation stricte concernant les permis étrangers. Cette réforme s’inscrit dans une stratégie nationale de renforcement de la sécurité routière et d’amélioration du niveau de compétence des conducteurs.
Le texte prévoit des conditions plus exigeantes pour les candidats. Il impose un âge minimum adapté à chaque catégorie de permis et rend obligatoire une formation pédagogique unifiée dans des auto-écoles agréées. Les futurs conducteurs devront réussir un examen théorique et pratique organisé par l’autorité compétente et se soumettre à un examen médical attestant de leurs aptitudes physiques et mentales. L’objectif affiché est de réduire les risques liés à des conducteurs insuffisamment préparés.
Le projet introduit également un système d’identification spécifique permettant de suivre le parcours des candidats et de prévenir toute tentative de contournement du cadre légal. Les auto-écoles seront soumises à un cahier des charges strict, limitant le nombre de candidats et imposant un contrôle technique régulier des véhicules d’apprentissage, afin d’assurer la qualité de la formation.
Sur le plan administratif, la réforme redéfinit la classification des permis selon les types de véhicules et fixe une durée de validité propre à chaque catégorie, avec obligation de renouvellement après un nouvel examen médical. Le projet prévoit en outre l’introduction d’un permis biométrique, conçu pour réduire les risques de fraude ou de falsification.
Le texte renforce aussi les pouvoirs de l’administration en matière de sanctions, permettant la suspension, le retrait ou l’annulation du permis en cas d’infractions graves ou de perte d’aptitude médicale. Ces mesures visent à consolider l’effet dissuasif du Code de la route et à améliorer la discipline sur les routes.
Enfin, le projet encadre strictement l’usage des permis étrangers. Leur conversion en permis algérien sera possible sous conditions, notamment la preuve d’une résidence légale, un dossier complet et la réalisation d’un examen médical. Les permis délivrés hors cadres légaux ou à caractère provisoire ne seront pas reconnus, l’objectif étant de protéger le système national contre les documents irréguliers.
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