À l’occasion d’un retour sur le patrimoine historique continental, plusieurs faits politiques, culturels et sociaux survenus un 30 novembre ressortent comme des jalons majeurs.
Le 30 novembre demeure, dans l’histoire africaine, une date jalonnée d’événements de première importance. En Ouganda, c’est le 30 novembre 1953 que le Kabaka Edward Mutesa II est destitué et exilé à Londres par l’administration coloniale britannique, provoquant une crise politique majeure dans le royaume de Buganda.
Un an plus tard, le 30 novembre 1954, l’Afrique du Sud voit Johannes Gerhardus Strijdom accéder au poste de Premier ministre, renforçant la ligne dure de l’apartheid initiée sous Daniel François Malan.
Le 30 novembre 1975, le Dahomey adopte officiellement le nom de République populaire du Bénin, marquant l’ancrage idéologique du régime de Mathieu Kérékou.
La date est également marquée par plusieurs disparitions marquantes, notamment celle de l’ex-président camerounais Ahmadou Ahidjo le 30 novembre 1989, du poète soudanais Elhadi Adam en 2006, de la légende de la rumba congolaise Tabu Ley Rochereau en 2013, ainsi que de la sociologue marocaine Fatema Mernissi en 2015.
Sur le plan religieux, le 30 novembre 2015, le pape François adresse un appel vibrant à la paix lors d’une visite au quartier PK5 à Bangui, en République centrafricaine, théâtre de tensions intercommunautaires.
La date est aussi associée à des drames, dont l’incendie du paquebot Achille Lauro au large des côtes somaliennes le 30 novembre 1994, ainsi que le crash d’un avion cargo Il-76 près de Brazzaville, ayant fait une trentaine de morts le 30 novembre 2012.
Enfin, plusieurs personnalités africaines sont nées un 30 novembre, parmi lesquelles les Nigérians Melford Okilo (1933), Jerry Gana (1945) et Innocent Egbunike (1961), ainsi que le footballeur ivoirien Antoine N’Gossan (1990), figures ayant marqué la politique, le sport et la vie publique du continent.
Sf/APA






