Lors de la 93ᵉ Assemblée générale d’Interpol, qui réunit plus de 800 délégués à Marrakech, Abdellatif Hammouchi, directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, a appelé à l’édification d’une « architecture sécuritaire commune et indivisible ».
Face à l’essor de la criminalité transnationale, il a insisté sur la nécessité d’une coopération internationale « plus rapide, plus équitable et plus efficace ».
L’ouverture de cette rencontre mondiale, organisée ce lundi dans la cité ocre, a rassemblé des représentants de 179 pays, dont 82 chefs de police et 25 ministres. Pour les organisateurs, le choix du Maroc illustre l’engagement du Royaume dans le renforcement du front international contre la criminalité organisée. Hammouchi a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la vision du roi Mohammed VI, pour qui la sécurité est « une responsabilité partagée » fondée sur la coopération institutionnelle et la solidarité entre nations.
Le responsable sécuritaire a également mis en avant la stratégie intégrée adoptée par les services marocains, où maintien de l’ordre, respect des droits humains et communication policière avancent de concert. Ce modèle, a-t-il souligné, vise à améliorer la qualité du service rendu aux citoyens et à consolider la confiance dans l’institution policière. Il a par ailleurs averti que les défis actuels — essor des infrastructures criminelles numériques, interconnexion des réseaux illicites, diversification des menaces — dépassent les capacités des approches strictement nationales.
Sur le volet opérationnel, Hammouchi a rappelé que la sécurité collective repose autant sur le renforcement des institutions policières internes que sur l’amélioration des mécanismes d’entraide entre États. Les attentes croissantes des citoyens en matière d’efficacité imposent, selon lui, d’intensifier les échanges d’informations, de mettre en place des dispositifs de coopération plus rapides et sécurisés et de multiplier les opérations conjointes entre régions et continents.
Il a également salué le rôle « déterminant » joué par Interpol dans la coordination multilatérale, estimant que l’Organisation constitue aujourd’hui un acteur central de la sécurité mondiale. Les travaux tenus à Marrakech doivent, selon lui, ouvrir la voie à « un avenir plus sûr », la sécurité demeurant « un pilier du développement, de la prospérité et de la stabilité ».
Parmi les priorités évoquées, la cybercriminalité a occupé une place majeure. Hammouchi l’a qualifiée de « menace parmi les plus agressives visant les États », appelant à une coopération internationale renforcée, des capacités policières accrues et une adhésion élargie à la Convention onusienne dédiée. Il a également salué la mise en lumière du rôle des femmes dans les forces de l’ordre, qu’il considère comme « un levier essentiel de transformation des systèmes sécuritaires ».
Confiant dans les résultats de la rencontre de Marrakech, Hammouchi a assuré que le Maroc demeurera « résolument engagé aux côtés d’Interpol et de l’ensemble des partenaires internationaux » pour défendre un acquis qu’il décrit comme « collectif ».
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