Le général Olufemi Oluyede, chef d’état-major des armées nigérianes, a fermement démenti les allégations selon lesquelles les chrétiens seraient persécutés dans le pays, affirmant que le terrorisme demeure le principal défi sécuritaire du Nigeria.
Lors d’une conférence de presse lundi à Abuja, le général Oluyede a réfuté les déclarations du président américain Donald Trump, qui affirmait que des terroristes islamistes cibleraient et tueraient des chrétiens au Nigeria.
« Il n’y a pas de persécution de chrétiens au Nigéria. Nous faisons face à une insécurité généralisée, notamment le terrorisme, un fléau qui sévit dans notre pays depuis plusieurs années », a-t-il déclaré.
Le chef de la Défense a précisé que les forces armées poursuivaient sans relâche leurs efforts pour combattre le terrorisme et renforcer la sécurité nationale. Il a également salué les réformes mises en place par le président Bola Ahmed Tinubu, estimant qu’elles permettent d’améliorer l’efficacité des opérations militaires à travers le pays.
« Vous vous souviendrez que la semaine dernière, le président, en sa qualité de commandant en chef, a réorganisé l’architecture sécuritaire du pays, en y intégrant des officiers expérimentés et intègres, spécialistes de la guerre asymétrique, afin de donner un nouvel élan à nos opérations », a expliqué le général Oluyede.
Il a assuré que l’armée allait intensifier ses campagnes contre les groupes armés et autres acteurs criminels, en s’engageant à neutraliser les activités terroristes sur le territoire national.
« Nous allons redoubler d’efforts pour mettre fin au terrorisme et restaurer la sécurité dans tout le pays », a-t-il affirmé.
Le général a rappelé que le terrorisme est un phénomène mondial et a souligné l’importance d’une coopération internationale renforcée.
« Plusieurs pays font face aux mêmes défis. Cela exige une action collective. Si des nations sont prêtes à soutenir le Nigeria, nous sommes disposés à collaborer avec elles pour éradiquer le terrorisme », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent après une réunion du Conseil national de sécurité, organisée à la suite des propos controversés de Donald Trump sur sa plateforme Truth Social samedi dernier. Le président américain avait affirmé que des chrétiens étaient pris pour cibles au Nigeria et menacé de suspendre toute aide américaine si les violences persistaient.
« Si le gouvernement nigérian continue d’autoriser le massacre de chrétiens, les États-Unis cesseront immédiatement toute aide et pourraient intervenir militairement », avait-il averti.
Cette sortie a suscité de vives réactions au Nigeria et à l’étranger, incitant le président Bola Tinubu à publier un communiqué réaffirmant l’engagement du pays en faveur de la démocratie et de la liberté religieuse.
Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), M. Tinubu a rappelé que la Constitution nigériane garantit la liberté de religion et que son administration entretient un dialogue constant avec les dirigeants chrétiens et musulmans pour promouvoir la paix et la sécurité.
« Le Nigéria demeure une démocratie fondée sur les garanties constitutionnelles de la liberté religieuse », a-t-il souligné.
« Depuis 2023, notre gouvernement maintient un dialogue ouvert avec les responsables des deux confessions et continue de s’attaquer aux défis sécuritaires qui touchent nos citoyens, toutes religions et régions confondues », a ajouté le président.
Il a rejeté les représentations étrangères décrivant le Nigéria comme un pays intolérant sur le plan religieux, les qualifiant d’inexactes et contraires à la réalité nationale.
« Cette caractérisation ne reflète pas la diversité ni l’unité du Nigeria, ni les efforts constants et sincères du gouvernement pour garantir la liberté de religion et de conviction pour tous », a insisté M. Tinubu.
Le chef de l’État a réaffirmé que la tolérance religieuse constitue un pilier fondamental de l’identité nationale et a assuré que le Nigéria continuerait de collaborer avec les États-Unis et d’autres partenaires internationaux afin de renforcer la compréhension mutuelle et protéger toutes les communautés religieuses.
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