Le Casablanca Business Forum a pour objectif de consolider son statut de passerelle entre l’Afrique et le reste du monde, et catalyser la croissance des économies africaines dans un environnement global en mutation.
Casablanca Finance City (CFC), en partenariat avec le Financial Times et avec l’appui de la région Casablanca-Settat, a lancé ce vendredi la première édition du Casablanca Business Forum, au Four Seasons Hôtel. L’événement, qui réunit plus de 400 participants, se veut une plateforme stratégique pour réfléchir à la place des entreprises africaines dans une économie mondiale en recomposition.
Sous le thème « Positioning Africa’s companies for growth in a changing global economy », le forum rassemble dirigeants économiques, responsables politiques, investisseurs et experts internationaux. À l’agenda figurent les grands défis qui conditionnent l’avenir du continent : l’impact des bouleversements géopolitiques sur les flux d’investissement, le rôle de la finance durable dans la transition verte, les mécanismes de financement innovants pour les entreprises africaines et l’accélération numérique comme catalyseur de développement.
« Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude, il est crucial de donner aux entreprises opérant en Afrique les moyens de renforcer leur résilience et de s’imposer comme des acteurs de premier plan », a déclaré Saïd Ibrahimi, directeur général de Casablanca Finance City Authority. De son côté, Abdellatif Mâzouz, président du Conseil de la région Casablanca-Settat, a affirmé que ce forum vient « renforcer le rôle central de Casablanca comme carrefour économique continental ».
Le programme est enrichi par plusieurs conférences de haut niveau. Charlie Robertson, économiste britannique, s’interroge sur la capacité de l’Afrique à transformer la reprise actuelle en prospérité durable. Ian Goldin, professeur à Oxford et ancien vice-président de la Banque mondiale, analyse la résilience africaine face aux chocs systémiques. Enfin, Omobola Johnson, ancienne ministre nigériane des Technologies de la communication, met en avant les conditions de développement d’écosystèmes numériques durables.
Au-delà des débats, ce rendez-vous confirme le rôle de Casablanca en tant que hub financier africain. Classée première place financière du continent par le Global Financial Centres Index depuis 2016, Casablanca Finance City héberge aujourd’hui plus de 250 entreprises issues de 25 pays. Avec ce forum, elle entend consolider son statut de passerelle entre l’Afrique et le reste du monde, et catalyser la croissance des économies africaines dans un environnement global en mutation.
MK/ac/Sf/APA







