Ce mardi 16 septembre 2025, la presse ouest-africaine a couvert un large éventail de sujets allant de la santé publique à la politique, en passant par la réconciliation et le développement économique.
Au Sénégal, Seneweb rapporte que l’Enquête nationale sur les maladies non transmissibles STEPS, publiée en juillet dernier, sera vulgarisée cette semaine. L’Observateur souligne des disparités régionales préoccupantes : Dakar et Thiès comptent respectivement 7,7 % et 5,2 % de diabétiques, dépassant la moyenne nationale de 4,2 %. Saint-Louis détient le record national d’hypertension avec 43,3 % de la population touchée. Louga (20,8 %), Kaffrine et Kaolack (20 %) se distinguent par l’usage des produits de dépigmentation, Fatick affiche un taux de suicide de 26,9 %, et Diourbel (67,7 %) et Dakar (59,2 %) se retrouvent en tête des violences physiques.
Dans le domaine de la sécurité, Dakaractu rapporte que la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt) a déféré quatre personnes au parquet après la découverte d’un système de rendez-vous “express” pour les demandes de visa vers la France, l’Italie et l’Espagne. L’enquête a révélé que le gérant d’une agence de voyages, Mbaye Fall, et plusieurs complices disposaient de relais internes au sein de VFS Global, permettant de manipuler les créneaux officiels contre rémunération. D’autres suspects sont activement recherchés.
Au Mali, Maliweb indique que Bamako a lancé la quatrième édition de la Semaine nationale de la réconciliation, présidée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga. Placée sous le thème « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES », cette semaine vise à promouvoir le vivre-ensemble et le civisme tout en sensibilisant sur les instruments juridiques de réconciliation. Le Premier ministre a insisté sur le dialogue et le pardon comme leviers de paix durable.
L’AIB rapporte que Ouagadougou accueille jusqu’au 17 septembre la Concertation régionale sur les perspectives agricoles et alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest (PREGEC), sous l’égide du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Les participants discutent des défis liés au changement climatique, à l’insécurité et à la croissance démographique, dans le but de proposer des actions concrètes pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
À Niamey, l’ANP indique que la deuxième réunion des ministres de la Justice de l’Alliance des États du Sahel (AES) se tient pour suivre la mise en œuvre des recommandations de la première réunion à Bamako, notamment la création de la future Cour Pénale Sahélienne et des Droits de l’Homme (CPS-DH) et d’une prison de haute sécurité, afin de renforcer l’intégration régionale et la coopération judiciaire.
En Côte d’Ivoire, Abidjan.net signale l’ouverture à Cotonou d’une session de formation intensive pour les journalistes de l’UEMOA, animée par le professeur Albert Honlonkou. La formation porte sur la gouvernance, les indicateurs économiques et les chantiers de l’Union, avec pour objectif de renforcer la capacité des journalistes à analyser les enjeux économiques complexes et promouvoir la Vision Prospective 2040 ainsi que le plan stratégique IMPACT 2030.
Au Bénin, Banouto rapporte que le parti Les Démocrates doit désigner son duo pour la présidentielle de 2026. L’ancien ministre Alain Adihou a mis en garde le chef du parti, Boni Yayi, contre une nouvelle « erreur de casting », rappelant les choix manqués de 2016 et 2021. Il appelle à choisir un candidat capable de fédérer l’opposition face à Romuald Wadagni, déjà désigné par la majorité présidentielle.
En Guinée, Africaguinée souligne que l’Observatoire national autonome de Supervision du Référendum constitutionnel (ONASUR), prévu par la Loi ordinaire L/2025/012/CNT, n’a toujours pas été mis en place alors que le référendum constitutionnel approche. Sa création vise à superviser le scrutin et garantir la transparence, et son absence suscite des inquiétudes.
Au Nigeria, la hausse des importations agricoles à 2,22 billions de nairas au premier semestre 2025 et les directives du président Bola Tinubu pour faire baisser les prix des denrées alimentaires suscitent des critiques des agriculteurs et meuniers, selon Punch. Ces derniers dénoncent le faible pouvoir d’achat, les retards dans la distribution de tracteurs et la dépendance persistante aux importations, estimant que ces mesures fragmentaires ne suffisent pas à assurer la sécurité alimentaire.
Au Ghana, Pulse indique que le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa a clarifié que dans le cadre de l’accord visant à accueillir des Africains de l’Ouest expulsés des États-Unis, aucun criminel endurci ne sera admis. Tous les déportés feront l’objet de contrôles indépendants et de vérifications des antécédents afin de garantir qu’ils ne représentent aucune menace pour la sécurité.
Enfin, en Gambie, Fatunetwork rapporte qu’Abubacarr M. Tambadou, ancien procureur général et ministre de la Justice en Gambie, a expliqué à la commission spéciale de l’Assemblée nationale que le gel des avoirs de l’ancien président Yahya Jammeh après 2017 a été motivé par la loi et le besoin de stabilité. Il a décrit la période post-gouvernementale comme un climat fragile nécessitant prudence et preuves solides pour les actions judiciaires.
APA





