L’Autorité nationale de la sécurité alimentaire (NFSA) a annoncé que l’Égypte a expédié 200 000 tonnes de produits alimentaires entre le 10 et le 16 septembre, avec le Maroc, l’Algérie, le Soudan et le Liban parmi les destinations privilégiées.
Selon le communiqué publié dimanche par la NFSA, quelque 4 000 expéditions ont été réalisées sur la période par 1 150 sociétés égyptiennes, couvrant 675 catégories de produits, allant des légumes frais aux farines, en passant par les fruits et divers produits transformés. Au total, les cargaisons ont été distribuées vers 184 pays importateurs.
Dans le détail, les exportations de légumes ont représenté 33 000 tonnes. La patate douce s’est imposée comme le produit phare avec 13 000 tonnes, suivie des haricots (5 000 tonnes) et de la pomme de terre (4 000 tonnes). Cette diversité reflète l’orientation de la production agricole égyptienne vers des cultures compétitives sur les marchés étrangers.
Les fruits ont, de leur côté, totalisé 30 000 tonnes, réparties sur 28 variétés. La mangue a enregistré une percée notable avec 10 000 tonnes exportées, tandis que la grenade et la fraise ont chacune contribué à hauteur de 8 000 tonnes. La NFSA souligne que ces volumes traduisent l’attrait croissant des produits égyptiens sur les marchés régionaux et internationaux.
Le Maroc figure parmi les premiers débouchés de ces exportations, aux côtés de l’Algérie, du Soudan et du Liban. Cette orientation confirme le rôle central du marché nord-africain et moyen-oriental dans la stratégie commerciale du Caire, qui cherche à élargir ses recettes en devises dans un contexte de forte pression économique.
La performance hebdomadaire de la filière agroalimentaire égyptienne s’inscrit dans un effort plus large des autorités visant à diversifier les sources de revenus extérieurs. En multipliant les exportations agricoles, l’Égypte tente de renforcer ses réserves de change et de consolider la stabilité financière du pays, alors que la balance commerciale reste sous tension.
MK/ac/Sf/APA






