Le 25 août porte l’empreinte de plusieurs tournants dans l’histoire africaine et de sa diaspora.
En 1944, la capitulation de la garnison allemande consacre la libération de Paris. Aux côtés des résistants français, la 2e division blindée du général Leclerc entre dans la capitale. Si la compagnie « La Nueve », composée majoritairement d’Espagnols républicains, ouvre la marche, l’apport des troupes venues d’Afrique fut déterminant dans l’ensemble de la campagne de libération de la France. Tirailleurs, spahis et goumiers marocains, algériens et subsahariens avaient déjà combattu sur plusieurs fronts, notamment en Italie et en Provence, avant de poursuivre la route vers l’Est.
En 1963, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) engage la lutte armée contre la puissance coloniale portugaise. L’attaque de Tite, en janvier de cette année-là, marque le début officiel d’une guerre de libération qui se prolongera plus d’une décennie avant de déboucher sur l’indépendance de la Guinée-Bissau en 1973.
Le 25 août 1997, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 1127, imposant des sanctions contre l’UNITA en Angola. Ces mesures, incluant des restrictions de déplacements et de représentation, visaient à contraindre le mouvement de Jonas Savimbi à respecter les accords de paix dans un pays dévasté par des années de guerre civile.
Enfin, le 25 août 2012, les autorités éthiopiennes confirment officiellement la mort du Premier ministre Meles Zenawi, survenue le 20 août. Figure marquante de la Corne de l’Afrique, il avait dirigé le pays pendant près de 21 ans, laissant un héritage contrasté entre croissance économique et critiques sur son autoritarisme.
Sf/APA




