Après plusieurs drames routiers, dont l’accident du 8 août à Kisumu ayant fait au moins 25 morts, le Service national de la police appelle à une mobilisation collective pour stopper l’hécatombe, alors que plus de 1 100 personnes ont déjà péri sur les routes depuis janvier.
Face à une série d’accidents meurtriers survenus ces derniers jours, le Service national de la police du Kenya a exhorté, dimanche 10 août 2025, les usagers de la route à adopter une conduite responsable et à respecter strictement le code de la route.
Dans un communiqué signé par son porte-parole, Muchiri Nyaga, la police a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés hospitalisés. L’institution indique travailler main dans la main avec plusieurs agences publiques pour déterminer les causes précises de ces drames et engager des mesures correctives.
Le rappel intervient après l’accident du 8 août à Kisumu, où un bus transportant des personnes revenant d’un enterrement s’est renversé, causant la mort d’au moins 25 passagers. Ce drame survient à peine un jour après un autre accident mortel à un passage à niveau à Naivasha, qui a fait neuf victimes.
Selon la police, la plupart de ces accidents pourraient être évités si les conducteurs et piétons évitaient la vitesse excessive, les dépassements dangereux, la conduite en état d’ivresse, la surcharge des véhicules, la fatigue au volant et les traversées imprudentes. « La vie est non seulement précieuse, mais irremplaçable », rappelle l’institution, en appelant tous les acteurs du transport routier à jouer pleinement leur rôle dans la prévention.
Le Service national de la police affirme avoir intensifié ses opérations, avec des contrôles de vitesse ciblant les véhicules de transport public et commerciaux, des campagnes contre la surcharge, la répression des itinéraires non autorisés, la lutte contre l’alcool au volant, le retrait des véhicules non conformes, la vérification des permis délivrés par l’Autorité nationale du transport et de la sécurité (NTSA), ainsi que le contrôle de conformité des coopératives de transport (PSV Saccos).
Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte préoccupant. Selon les données officielles, 4 282 personnes ont perdu la vie sur les routes kenyanes en 2024, contre 4 090 l’année précédente. Entre janvier et mars 2025, 1 139 décès ont déjà été enregistrés, avec une forte proportion de piétons et de motocyclistes parmi les victimes.
La police kényane se dit déterminée à travailler de manière « durable et globale » pour enrayer cette hécatombe routière et appelle à une mobilisation collective pour rendre les routes plus sûres.
AC/Sf/APA







