Au Mali, le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation, fruit de plus de six mois de consultations à l’échelle nationale et dans la diaspora, a été restitué dimanche 20 juillet lors d’un atelier présidé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga à Bamako, et sera transmis au Chef de l’Etat ce mardi.
La remise officielle du document portant Charte nationale pour la paix et la réconciliation au chef de l’État malien est prévue mardi 22 juillet au palais de Koulouba, avec un léger retard par rapport au calendrier initial.
Cette Charte marque une rupture avec l’accord d’Alger de 2015, que les autorités de la Transition jugent inadapté aux réalités maliennes. Elle incarne une approche « endogène » du processus de paix, centrée sur les institutions nationales et les valeurs locales. Le président de la Commission de rédaction, Ousmane Issoufi Maïga, a salué un document « inclusif », construit autour des principes de la Constitution de 2023, notamment l’intégrité, la justice et la solidarité.
Le Premier ministre a qualifié cette étape de « rendez-vous historique de la souveraineté », insistant sur la volonté des autorités de reprendre pleinement la main sur le processus de réconciliation. Le retard dans la remise du texte s’explique par la volonté d’élargir la consultation et d’affiner le contenu.
Dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes au nord et au centre du pays, les autorités entendent faire de cette Charte un levier de refondation de l’État et de cohésion nationale. Une stratégie de communication sera prochainement déployée pour faciliter son appropriation par les citoyens et les acteurs institutionnels.
MD/te/Sf/APA







