La Direction générale des impôts (DGI) qui entend promouvoir la culture fiscale, a organisé ce jeudi 17 juillet 2025, à Abidjan, la première édition de la Journée nationale du civisme fiscal, dans le cadre du Programme d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base aux citoyens (Pagds).
Le lancement officiel de la première Journée nationale du civisme fiscal a eu lieu au Palais de la culture à Treichville, une cité cosmopolite, dans le Sud d’Abidjan. Des stands ont été également dressés dans les différents bureaux de l’administration fiscale à l’intérieur du pays.
M Vassogbo Bamba, directeur de cabinet adjoint, représentant le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le Plan stratégique 2022-2025 de la Direction générale des impôts.
Le directeur général des impôts, M. Sié Abou Ouattara, a déclaré que cet événement s’inscrit dans une dynamique durable de sensibilisation, d’information et d’éducation du citoyen dans un contexte marqué par une méfiance des populations vis-à-vis de la perception des impôts.
« Cette initiative vise à créer un espace de dialogue, à vulgariser les textes de lois relatifs à l’impôt et à rapprocher l’administration fiscale du citoyen et valoriser les comportements exemplaires », a expliqué M. Ouattara Sié Abou.
Il a ajouté que le thème de cette première édition « civisme fiscal et développement » reflète la volonté commune de placer l’impôt au cœur de la construction d’une nation plus solidaire, plus équitable et plus prospère.
Pour lui, l’amélioration du civisme fiscal est un défi collectif, en ce sens qu’elle interpelle toute la société ivoirienne. Et d’ajouter : « nous devons ensemble construire une nouvelle culture fiscale fondée sur la transparence, la responsabilité et la confiance mutuelle. »
Il a assuré que la direction générale des impôts est engagée à jouer sa part en renforçant la qualité des services aux usagers, en poursuivant la digitalisation de ses procédures et en luttant contre la fraude et l’évasion fiscale sous toutes ses formes.
Pour le directeur général, la perception négative des impôts par les populations freine la capacité de ses agents à mobiliser les recettes, alors que les besoins de financement des actions de développement du pays sont de plus en plus élevés.
Vassogbo Bamba a rappelé que l’impôt est la principale ressource qui permet à l’Etat de faire face à ses charges régaliennes. Les réformes engagées ont permis de faire progresser les recettes fiscales de 974 milliards Fcfa en 2011 à 4250 milliards en 2024, soit près de 500% en l’espace de 13 ans.
« Grâce à ces ressources, le gouvernement a pu financer de nombreuses infrastructures dans les domaines prioritaires, tels que la santé, l’éducation, l’hydraulique, la sécurité et les routes », a fait savoir M. Vassogbo Bamba.
Le taux de pression fiscale de la Côte d’Ivoire qui se situe à 13% demeure largement en deçà de la norme communautaire de l’espace UEMOA qui est de 20% du Pib. Il a invité les services des impôts à faire des efforts pour intégrer au système les contribuables « potentiels ou réels » qui demeurent encore dans l’informel.
Selon la coordonnatrice du PAGDS, Mme Madeleine Yao, plusieurs actions ont été réalisées en vue de soutenir la direction générale des impôts dans ses efforts d’accroissement de l’assiette fiscale, avec la mise en place de la gestion électronique des documents et le système d’information géographique.
Le PAGDS a également permis le renforcement du cadastrage dans l’amélioration du cadre de vie de la gouvernance foncière dans certaines villes du pays, le recensement électronique des parcelles pour l’activité économique, l’abonnement de la direction générale des impôts à des banques de données sur les matières premières et la réalisation d’études sur l’optimisation des recettes fiscales.
AP/Sf/APA







