En visite officielle au Maroc, l’ancien président sud-africain Jacob Zuma a été reçu ce mardi 15 juillet à Rabat par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita. À cette occasion, il a exprimé un soutien explicite à l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara, marquant un tournant symbolique dans les relations avec une figure majeure de l’Afrique du Sud.
Le Maroc a accueilli ce mardi 15 juillet une visite officielle de Jacob Zuma, ancien président de l’Afrique du Sud (2009–2018) et actuel leader du parti uMkhonto we Sizwe (MK). Reçu à Rabat par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, Jacob Zuma a profité de cette rencontre pour exprimer un appui clair à l’initiative marocaine d’autonomie comme solution politique au différend autour du Sahara.
Ce soutien s’inscrit dans la continuité d’une position récemment adoptée par son parti MK, qui a reconnu « la souveraineté historique et légitime du Maroc sur son Sahara » et qualifié l’initiative d’autonomie de « seule voie crédible et durable » pour une résolution pacifique du conflit. Cette déclaration avait déjà été rendue publique en juin dernier sur le site officiel du parti, dans un rapport affirmant l’alignement de MK avec une dynamique continentale et internationale favorable à la proposition marocaine.
Fondé par Zuma en décembre 2023, le parti MK s’est rapidement imposé comme la troisième force politique en Afrique du Sud, contestant l’hégémonie historique de l’ANC. Bien que la position du MK n’engage pas l’État sud-africain, elle reflète une recomposition interne des sensibilités politiques sur la question du Sahara, dans un pays longtemps perçu comme un soutien inconditionnel au front Polisario.
La visite de Jacob Zuma à Rabat intervient dans un contexte d’élargissement des soutiens à l’initiative marocaine, portée par le Royaume depuis 2007. Après plusieurs pays africains et européens, dont récemment le Royaume-Uni, le ralliement d’une figure de poids de l’Afrique australe pourrait amplifier les pressions sur Pretoria, appelée à réévaluer sa posture diplomatique sur ce dossier.
Jacob Zuma n’a pas manqué de souligner l’importance d’une approche africaine et pragmatique pour mettre fin à ce différend régional. Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, a salué de son côté « une position empreinte de lucidité et de responsabilité », soulignant la volonté du Royaume de renforcer le dialogue avec les forces politiques émergentes du continent.
Cette rencontre à Rabat pourrait ainsi ouvrir la voie à un dialogue renouvelé entre le Maroc et certaines composantes du paysage sud-africain, dans un contexte où les rapports intra-africains sur les questions de souveraineté et d’intégration régionale sont en pleine mutation.
MK/te/Sf/APA






