Le secteur marocain des assurances poursuit sa consolidation et confirme sa solidité, malgré un environnement économique tendu. C’est ce qui ressort du bilan publié à l’issue de la 21e réunion du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), tenue lundi au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat.
Selon le communiqué diffusé à l’issue des travaux du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), les stress tests menés par les autorités confirment la capacité du secteur marocain des assurances à faire face aux chocs économiques et techniques. En 2024, le chiffre d’affaires global du secteur a progressé de 5,1 %, atteignant 58,8 milliards de dirhams. Cette croissance a été portée de manière équilibrée par les branches vie (+5 %) et non-vie (+5,2 %).
Le résultat net comptable s’est établi à 4,4 milliards de dirhams, en hausse de 2,9 % par rapport à l’année précédente. Cette performance s’explique principalement par la bonne tenue des revenus financiers et des activités non techniques, dans un contexte de marché favorable. Le rendement des fonds propres (ROE) est resté stable à 9,6 %, reflétant une progression parallèle des bénéfices et des capitaux propres.
Autre fait marquant : les plus-values latentes ont enregistré un bond spectaculaire de 70,7 %, soutenues par la reprise des marchés boursiers et la baisse des taux. Cette dynamique a renforcé la marge de solvabilité du secteur, portée à 354,7 %, contre 330,4 % en 2023.
Le CCSRS, qui regroupe Bank Al-Maghrib, l’ACAPS, la Bourse de Casablanca et le ministère des Finances, salue ces avancées. Il appelle néanmoins à maintenir une vigilance soutenue face aux incertitudes conjoncturelles et aux enjeux structurels auxquels le secteur reste confronté.
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