En Gambie, le texte du projet de constitution 2024 n’a pas réuni la majorité des trois quarts requise lors du vote du 7 juillet à l’Assemblée nationale, selon le ministère de la Justice.
Le projet de Constitution de la République de Gambie, version 2024, n’a pas obtenu la majorité requise lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale, a annoncé le ministère de la Justice dans un communiqué publié mardi 8 juillet.
Selon le communiqué, le vote organisé le 7 juillet s’est soldé par 35 voix pour, 21 contre et un absent, alors qu’il fallait atteindre un seuil des trois quarts (44 voix) pour passer à l’étape suivante, dite de « consideration stage ».
« Le projet ne progressera donc pas davantage dans le processus législatif », a précisé le ministère.
Le gouvernement qualifie ce rejet de « revers » pour les efforts visant à doter le pays d’un cadre constitutionnel transformateur, à renforcer la démocratie, l’état de droit et la justice transitionnelle « après des décennies de gouvernance autoritaire ».
Malgré cette défaite parlementaire, le ministère a réaffirmé « son engagement à poursuivre la réforme constitutionnelle fondée sur la justice, la responsabilité et la souveraineté populaire ».
Le processus de révision avait débuté en 2017 avec la création de la Constitutional Review Commission (CRC), installée après des consultations dans le pays et auprès de la diaspora, et qui avait remis un premier projet en mars 2020. Ce texte avait déjà été rejeté à l’époque.
Le gouvernement a salué la contribution des parties prenantes locales et internationales, notamment la CRC, la National Human Rights Commission, des organisations comme Gambia Participates, ainsi que des partenaires tels qu’International IDEA, le PNUD, l’Union européenne et plusieurs personnalités, dont Goodluck Jonathan et Mohamed Ibn Chambas.
Le ministère a enfin assuré que d’autres voies seraient explorées pour parvenir à un changement constitutionnel, incluant d’éventuels amendements à la Constitution de 1997 ou un référendum.
AC/te/Sf/APA







