Le Maroc a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour dénoncer un passage jugé biaisé sur le Sahara marocain dans un rapport informatif de 2024, estimant qu’il rompt avec la neutralité attendue des documents onusiens.
L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a adressé une lettre au Conseil de sécurité pour dénoncer un paragraphe jugé biaisé sur le Sahara marocain dans le rapport informatif présenté à l’Assemblée générale pour l’année 2024.
La réaction marocaine illustre la volonté de défendre une lecture rigoureuse des paramètres définis par les Nations Unies pour une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable.
Le document, adopté le 30 mai, présente selon Rabat une lecture déséquilibrée des positions exprimées sur cette question.
Dans sa lettre, M. Hilale rejette la « singularisation » de deux parties dans la section consacrée au Sahara, soulignant que depuis 2018, les résolutions du Conseil de sécurité mentionnent systématiquement quatre acteurs à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario.
Il critique une formulation qui, selon lui, reflète uniquement la position nationale du rédacteur et celle d’un membre non permanent du Conseil, occultant le consensus plus large.
Le diplomate rappelle que ni les résolutions de l’Assemblée générale ni les rapports du Secrétaire général ne font une telle distinction entre les parties.
Il insiste sur le fait que cette rédaction s’écarte de la tradition de neutralité et de factualité des rapports onusiens et nuit à la crédibilité des travaux du Conseil vis-à-vis de l’Assemblée générale.
La lettre souligne également le large soutien international à l’Initiative marocaine d’autonomie comme base de règlement, soutenue par 116 pays, dont le Royaume-Uni, ainsi que plusieurs membres actuels et anciens du Conseil de sécurité.
SL/ac/Sf/APA







