Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a déclaré que la création du Fonds pour la paix de l’UA prenait de l’ampleur, les Etats membres ayant déjà levé environ 400 millions de dollars pour soutenir les opérations de paix sur le continent.
« Nous essayons de nous appuyer sur nos propres ressources pour des secteurs essentiels tels que la paix, la sécurité et les programmes de développement », a déclaré M. Youssouf.
« A terme, l’objectif est d’instaurer une taxe de 0,2% sur les importations éligibles afin de financer durablement nos initiatives », a-t-il dit lors d’une conférence de presse tenue lundi à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.
Le président a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Union africaine à concrétiser les aspirations de l’Agenda 2063, tout en reconnaissant les progrès accomplis et en formulant des impératifs stratégiques pour l’avenir du continent.
Il a également déclaré que l’Union africaine allait réexaminer son architecture de paix et de sécurité. « Nous réformons le Conseil de paix et de sécurité pour le rendre plus efficace… et nous mettons en place un système continental d’alerte précoce afin de prévenir les crises et les conflits avant qu’ils ne s’aggravent », a-t-il ajouté.
Il a indiqué que le bloc continental avait mis en place, pour réduire sa dépendance aux ressources extérieures et catalyser les solutions locales, plusieurs instruments financiers innovants, notamment les obligations de la diaspora africaine, qui permettront de capter plus de 95 milliards de dollars de transferts de fonds annuels, et une taxe continentale sur le commerce électronique pour exploiter la croissance de l’économie numérique.
Il a également annoncé son projet de création d’un Fonds souverain de l’UA, visant à assurer la stabilité macroéconomique à long terme. Le Président a également affirmé l’engagement proactif du continent au sein du G20, soutenant les réformes de l’architecture financière mondiale, plaidant en faveur des investissements dans les infrastructures et accordant la priorité aux intérêts commerciaux et de développement de l’Afrique. Il a ajouté que l’UA accélérait la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en s’attaquant aux
goulets d’étranglement logistiques et en supprimant les barrières non tarifaires.
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