Elizabeth Gwaunza a été nommée première femme présidente de la Cour suprême du Zimbabwe et a officiellement pris ses fonctions vendredi, dans le cadre d’une nomination historique intervenue 46 ans après l’indépendance du pays.
La nomination d’Elizabeth Gwaunza par le président Emmerson Mnangagwa fait suite au départ à la retraite du juge en chef Luke Malaba, qui a quitté ses fonctions après avoir atteint la limite d’âge fixée par la Constitution.
L’annonce a été faite jeudi dans un communiqué officiel du gouvernement, par le secrétaire général à la présidence et au Cabinet, Martin Rushwaya.
Âgée de 73 ans, Elizabeth Gwaunza occupait depuis 2018 le poste de vice-présidente de la Cour suprême, devenant déjà à l’époque la première femme à accéder à cette fonction.
Sa carrière juridique s’étend sur près de quatre décennies, depuis son admission au barreau en 1987.
Elle a été nommée juge à la Haute Cour en 1998 avant d’intégrer la Cour suprême en 2002.
Elle a également siégé en tant que juge au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.
Elizabeth Gwaunza figure par ailleurs parmi les deux premières femmes noires diplômées en droit au Zimbabwe. Elle a également cofondé le Women and Law in Southern Africa Research Project, une initiative régionale consacrée à la promotion des droits des femmes et à la réforme du droit.
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