L’Afrique du Sud a retiré son projet de politique nationale sur l’iIntelligence artificielle (IA) après que des enquêtes ont confirmé la présence de sources académiques fictives dans le document, ce qui a conduit le ministre des Communications et des Technologies numériques, Solly Malatsi, à l’abandonner.
Le ministre sud-africain Solly Malatsi a annoncé que le projet de politique sur l’IA, publié pour consultation publique, contenait des références académiques fabriquées de toutes pièces, une découverte qui a entraîné le retrait pur et simple du document.
Des vérifications internes ont confirmé que plusieurs citations figurant dans le projet étaient fictives. Les enquêtes suggèrent que des références générées par l’IA ont été incluses sans vérification, compromettant ainsi la crédibilité d’une politique censée encadrer la gouvernance de l’IA dans le pays.
« Par conséquent, je retire le projet de politique nationale sur l’intelligence artificielle », a déclaré le ministre des Communications et des Technologies numériques.
Ce projet de politique avait été approuvé par le Conseil des ministres le 25 mars 2026 et publié au Journal officiel le 10 avril, ouvrant une période de consultation publique de 60 jours.
Il visait à élargir le cadre initial de l’IA en Afrique du Sud, en intégrant des principes tels que l’équité intergénérationnelle et en définissant des priorités nationales dans divers secteurs, notamment l’industrie manufacturière, l’énergie, les infrastructures, les transports et le commerce. Le vice-président Paul Mashatile avait récemment décrit cette politique comme un élément central de la stratégie nationale pour la quatrième révolution industrielle.
Cependant, sa crédibilité s’est effondrée après que des articles de presse ont révélé que plusieurs revues universitaires citées dans le document n’existaient pas, ce qui a incité le ministère à lancer un audit interne.
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