Le gouvernement burkinabè a adopté, jeudi, un décret organisant l’enregistrement de masse pour la délivrance de l’identifiant unique électronique de la personne physique, une étape clé du projet WURI visant à renforcer l’identification des citoyens et la souveraineté des données biométriques.
Réuni sous la présidence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres burkinabé a adopté plusieurs textes, dont le décret porté par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, relatif à l’identification électronique.
Selon la ministre Aminata Zerbo/Sabané, cette réforme s’inscrit dans le cadre du Projet d’Identification unique pour l’Intégration et l’Inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI).
Elle a indiqué que l’opération d’enrôlement de masse sera entièrement pilotée par des structures publiques afin de garantir la souveraineté des données biométriques, notamment les empreintes digitales et les données d’iris.
Le décret formalise l’organisation du processus et lui donne un cadre juridique, a-t-elle expliqué.
La ministre a annoncé le lancement prochain de l’enrôlement massif et a invité les populations à s’enregistrer dès le démarrage de l’opération.
Le dispositif prévoit un maillage territorial à travers des comités nationaux, régionaux, provinciaux et communaux.
Des mécanismes de gestion des plaintes seront également mis en place pour assurer la transparence du processus.
Le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a déclaré que cette décision s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire et vise à renforcer la modernisation de l’État.
Selon la Présidence du Faso, l’objectif est de doter chaque citoyen burkinabè d’un identifiant unique électronique.
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