Les forces de police de la région de Mbeya, dans le sud-ouest de la Tanzanie, ont arrêté 871 personnes soupçonnées d’être impliquées dans diverses activités criminelles au cours du mois de mai, ont annoncé les autorités locales.
Présentant jeudi le bilan sécuritaire mensuel, le commandant régional de la police de Mbeya en Tanzanie, Benjamin Kuzaga, a indiqué que les opérations menées entre le 1er et le 31 mai 2026 avaient permis l’interpellation de 871 suspects liés à plusieurs infractions graves, notamment des meurtres, des viols, des agressions, des vols, le trafic de stupéfiants et la détention illégale d’armes.
« Les personnes arrêtées sont impliquées dans différentes affaires criminelles, allant du meurtre au trafic de drogue en passant par les vols et la possession illégale d’armes », a déclaré le responsable policier. Il a précisé que plusieurs dossiers avaient déjà été instruits et que certains prévenus avaient été jugés, condamnés et écroués.
Par ailleurs, la police a annoncé l’arrestation de deux hommes, identifiés comme Baraka Mwakatoke, 31 ans, et Said Baraka, 39 ans, tous deux originaires de Dodoma, pour détention présumée de produits cosmétiques contenant des substances interdites.
Les suspects ont été interpellés le 28 mai vers 2 h 30 au poste de contrôle de Chimala, dans le district de Mbarali, alors qu’ils transportaient 403 cartons de produits cosmétiques en provenance de Tunduma, dans la région de Songwe, à destination de Dodoma.
Dans une autre affaire, les forces de l’ordre ont arrêté Shaban Safari, 48 ans, résident du district de Kyela, pour possession présumée de 27 sachets d’héroïne. L’interpellation a eu lieu le 2 juin dans le secteur de Roma, au centre de Kyela.
Selon la police, deux grammes de cannabis ont également été saisis lors de l’opération. Les premiers éléments de l’enquête laissent penser que le suspect serait impliqué dans un réseau local de distribution de stupéfiants. Les investigations se poursuivent avant sa comparution devant la justice.
Cette série d’arrestations intervient alors que les habitants de Mbeya réclament depuis plusieurs mois un durcissement de la lutte contre le trafic et la consommation de drogues, un phénomène qu’ils considèrent comme une menace croissante pour la jeunesse de la région.
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