Le gouvernement sénégalais a engagé plus de 3,2 milliards de francs CFA pour soutenir 16 037 ménages vulnérables exerçant dans l’agriculture, l’élevage, la pêche et les activités connexes, à travers le Programme de résilience agricole (PRA) 2026, dont les transferts monétaires ont été officiellement lancés dimanche à Foundiougne.
La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a présidé ce week-end la cérémonie de lancement de cette nouvelle phase du PRA, destiné aux ménages agrosylvopastoraux et halieutiques enregistrés dans le Registre national unique (RNU), avec un soutien à hauteur de 3,2 milliards de FCFA.
Le dispositif couvre quatre départements : Foundiougne, Guinguinéo, Kaffrine et Ziguinchor. Chaque ménage retenu bénéficie d’un transfert direct de 200 000 FCFA, soit une enveloppe totale de 3 milliards 207 millions 400 000 FCFA.
L’aide doit permettre aux bénéficiaires de disposer de ressources pour accéder aux intrants et autres moyens nécessaires au maintien et au développement de leurs activités productives.
À Foundiougne, deux bénéficiaires ont reçu symboliquement leurs transferts lors de la cérémonie. Il s’agit d’Aminata Sarr, transformatrice de produits halieutiques, et de Mamadou Fané, agriculteur établi dans la commune de Saloum Diané.
Au-delà du soutien financier, le programme vise à renforcer la capacité des ménages vulnérables à faire face aux difficultés affectant leurs activités et à consolider leurs moyens de subsistance dans les secteurs considérés comme stratégiques pour la sécurité alimentaire.
Le ministère de la Famille a, par ailleurs, dénoncé la circulation sur les réseaux sociaux de vidéos et de contenus présentés comme issus de la cérémonie, mais qui auraient fait l’objet de montages et de commentaires trompeurs. Il appelle les populations à la vigilance et indique se réserver la possibilité d’engager des suites appropriées contre les auteurs de ces contenus.
Le PRA 2026 est présenté par le département comme l’un des instruments de la politique sociale de l’État en faveur des populations vulnérables. Il s’inscrit également dans l’Agenda national de Transformation « Sénégal 2050 », qui place la souveraineté alimentaire au cœur des priorités nationales, avec notamment l’agriculture, l’élevage et la pêche comme secteurs structurants.
TE/Sf/APA





