Le pétrole et le gaz ont changé la donne pour l’économie sénégalaise en 2025 : la croissance a atteint 6,5 %, tirée par l’essor des activités extractives et du secteur secondaire, alors que l’investissement reculait de 13 %, selon les comptes nationaux provisoires de l’ANSD.
L’économie sénégalaise a enregistré une croissance de 6,5 % en 2025, contre 6,3 % en 2024, principalement portée par le secteur secondaire et la progression des activités extractives, dans un contexte marqué par la première année complète de production pétrolière du champ de Sangomar et le démarrage de la production gazière du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), selon les comptes nationaux provisoires de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) publiés vendredi 18 septembre.
Le PIB hors hydrocarbures a progressé de 2,4 % en 2025, contre 3,3 % en 2024. Le PIB hors agriculture et hydrocarbures a, pour sa part, augmenté de 2,0 %, contre 4,0 % un an auparavant.
Le secteur secondaire a enregistré une croissance de 15,9 % et contribué à hauteur de 4,1 points à la croissance du PIB. Cette performance est notamment liée aux activités extractives, en hausse de 62,5 %, et au raffinage et à la cokéfaction, qui ont progressé de 49,4 %.
Dans le secteur primaire, la valeur ajoutée a progressé de 5,5 %, sous l’effet notamment de l’agriculture (+7,4 %), de l’élevage (+5,3 %) et de la pêche et aquaculture (+2,8 %). La sylviculture a, en revanche, reculé de 2,6 %.
Le secteur tertiaire a connu une progression de 2,8 %, contre 6,1 % en 2024. Cette évolution intervient notamment avec un recul de 17,5 % des activités spécialisées, scientifiques et techniques, tandis que l’hébergement et la restauration ont progressé de 0,5 % et l’information et la communication de 0,2 %.
Du côté de la demande, les exportations de biens et services ont augmenté de 30,7 %, sous l’effet principalement des exportations d’hydrocarbures. Les exportations de biens ont progressé de 36,5 %, contre 6,8 % pour les services.
La consommation finale a progressé de 4,2 %, avec une hausse de 4,0 % de la consommation des ménages et de 4,9 % de celle des administrations publiques.
En revanche, la formation brute de capital fixe (FBCF) a reculé de 13,0 %, avec une baisse de 36,9 % de l’investissement public et de 6,5 % de l’investissement privé.
En valeur courante, le PIB s’est établi à 25 767,3 milliards de FCFA en 2025. Les exportations de biens et services ont atteint 7 081,3 milliards de FCFA, contre 8 414,5 milliards de FCFA pour les importations de biens et services.
L’ANSD relève ainsi que la croissance de 2025 a été principalement portée par le secteur secondaire, notamment les activités extractives, tandis que le PIB hors hydrocarbures a progressé de 2,4 % et que la formation brute de capital fixe a reculé de 13 %.
AC/Sf/APA





