Deux cent quatre-vingts combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont déposé les armes et se sont rendus aux Forces nationales de défense éthiopiennes (ENDF), a annoncé lundi l’armée éthiopienne.
Selon un communiqué de l’ENDF consulté par APA, les combattants se sont rendus au commandement du Nord-Ouest de l’armée, dans le secteur du fleuve Tekezé, sur le front occidental, de part et d’autre du pont de Tekezé.
Ils ont remis aux forces gouvernementales plus de 200 armes individuelles et collectives, ainsi que d’importantes quantités de munitions, des équipements optiques utilisés sur le champ de bataille et divers documents, précise le communiqué.
L’armée indique que plusieurs responsables militaires figurent parmi les personnes ayant déposé les armes, notamment un commandant de division et plusieurs commandants de bataillon.
Cités dans le communiqué, les combattants ont expliqué leur décision par leur refus de voir se déclencher un nouveau cycle de violences au Tigré, alors que le TPLF serait engagé dans la préparation d’une reprise des hostilités contre le gouvernement fédéral.
Ils ont également dénoncé l’alliance attribuée au TPLF avec plusieurs groupes armés d’opposition et le gouvernement érythréen dans le cadre de l’initiative baptisée « Tsimdo », estimant qu’elle pourrait avoir des conséquences négatives pour la population du Tigré.
D’après les déclarations rapportées par l’armée, les combattants ont aussi accusé la direction du TPLF de ne pas vouloir rompre avec la confrontation armée et de poursuivre une stratégie susceptible d’aggraver les difficultés auxquelles fait face la population de la région.
Ils ont affirmé que de nombreux jeunes du Tigré seraient désormais disposés à déposer les armes après avoir rejeté l’autorité du TPLF et privilégié la voie de la paix.
L’ENDF rapporte par ailleurs que plusieurs jeunes engagés dans les combats prendraient progressivement conscience de la situation et seraient prêts à se rendre lorsque les conditions le permettront.
L’armée éthiopienne affirme enfin que le TPLF, le Mouvement national Fano de l’Amhara, l’Armée de libération oromo (OLA) et le gouvernement érythréen auraient annoncé, plus tôt cette année, la création de « Tsimdo », une alliance présentée par les autorités éthiopiennes comme visant à renverser le gouvernement fédéral.
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