Le président de la transition tchadienne, Mahamat Idriss Déby Itno, a appelé mercredi à Rome à la création d’un nouveau pacte sécuritaire régional pour faire face à la menace terroriste au Sahel et dans le bassin du Lac Tchad.
Appelant depuis Rome à un nouveau pacte sécuritaire, lors d’une intervention au Processus d’Aqaba consacré à la lutte contre l’extrémisme, et en saluant l’initiative du roi Abdallah II de Jordanie et l’engagement de l’Italie, le chef de l’État tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a estimé que « le terrorisme est né, en grande partie, de faits et gestes attribuables aux pays puissants » ayant déstabilisé des États fragiles comme l’Irak, la Libye ou le Soudan.
« Le Tchad est en première ligne de cette guerre asymétrique », a-t-il rappelé, citant la participation de ses troupes aux combats contre Al-Qaïda, Daesh et Boko Haram dans plusieurs pays de la région.
Mahamat Idriss Déby a plaidé pour la mise en place d’une force commune Sahel–Lac Tchad, dotée de moyens adaptés, d’un commandement unifié et d’un soutien international garanti.
Il a également réclamé une « reconnaissance tangible » du rôle du Tchad, par des appuis financiers et logistiques concrets, et une solidarité envers les pays accueillant des réfugiés.
Le président tchadien a souligné que la lutte contre le terrorisme « ne se gagne pas seulement sur le champ de bataille », mais aussi dans le développement, l’éducation et la gouvernance. Il a ainsi présenté le Plan national « Tchad Connexion 2030 », qui vise à bâtir un avenir « stable, inclusif et prospère », et annoncé la tenue d’une table ronde internationale à Abu Dhabi en novembre 2025 pour mobiliser des ressources.
Liant sécurité, développement et changement climatique, Mahamat Idriss Déby a conclu : « Le Tchad est prêt. Il est debout. Il avance. Il propose. Il agit. Notre stabilité est la vôtre. »
CA/Sf/APA







